Un vrai objectif socialiste : 100% d’une classe d’âge au mieux de ses potentialités !
LE NOUVEL OBJECTIF :
Faudra-t-il aller voir dans les pays nordiques pour trouver un tel objectif, ou bien est-on encore capables d’avoir de bonnes idées à la fois humanistes et réalisables ?
Je trouve que l’ancien objectif de « 80% d’une classe d’age au niveau du bac » n’a pas été très heureux…. Je lui préfère largement « 100% d’une classe d’age au bout de ses potentialités » !
C’est une formule plus honnête qui se décline facilement à tous les niveaux:
• Pour ceux qui ont un handicap cérébral, le but sera d’aller vers le maximum d’autonomie. Ce que certaines associations d’enfants trisomiques ont fait dans ce sens est tout à fait remarquable…
• Pour ceux qui ne supporteraient pas des études longues, il sera naturel de se tourner vers un métier plus précocement, sans attendre de passer le bac et d’aller s’aigrir un ou deux ans en fac… Cette option ne devra désormais plus être dévalorisée par le système scolaire !
• Pour ceux qui ont des facilités pour des études longues, ils se retrouveront dans des universités dont le nombre d’étudiants aura ainsi fondu. Enfin les moyens ne seront plus gaspillés à essayer de faire avancer des étudiants pas vraiment faits pour ça. Ces moyens seront utilisés pour des étudiants capables et motivés, au profit du niveau et de la réussite.
Quand on est arrivé au mieux de ses capacités, on est forcément heureux, sans regrets, bien dans ses baskets !
Au niveau des moyens :
• Développer/revoir les cellules d’orientation et de connaissance de soi afin de permettre à chacun de connaître ses potentialités et de connaître les métiers et les formations. C’est l’outil de base.
• Développer le soutien par un adulte référent surtout en primaire et au collège pour ne pas laisser s’installer le découragement et éviter la sélection par le renoncement et l’échec.
• Développer si nécessaire le réseau de passerelles existantes permettant de se réorienter en cas d’erreur.
• Organiser des possibilités d’évolution pour les adultes qui travaillent. Pour ceux qui ont un BTS il existe par exemple les IPST qui permettent d’acquérir des connaissances théoriques en cours du soir pour devenir ingénieurs (CNAM). Il faudrait étendre ces principes afin que ceux qui se sont orientés tôt, vers la 3ème, puissent également progresser s’ils le désirent. C’est important car parfois le métier agit comme un révélateur.
Ces moyens donnent donc la possibilité de corriger son orientation même lorsque l’on est engagé dans une voie professionnelle. Il faut parfois du temps pour trouver sa voie. Cette formation tout au long de la vie peut d’ailleurs être pensée dans le cadre d’un crédit de formation dont chaque individu bénéficierait.
A partir de l’ancienne formule, 80% d’une classe d’age au niveau du bac, il est bien difficile de décliner des objectifs réalistes avec autant de facilité. On sent que ça part mal dès le début…..
QUELLES PRECISIONS :
100% d’une classe d’âge au mieux de ses potentialités. Lesquelles ?
o Potentialités en terme de développement humain (estime de soi, responsabilité, autonomie et polyvalence)
o Potentialités en terme de capacité à utiliser des savoirs (connaître et utiliser savoirs de base, savoirs culturels et savoirs professionnels)
o Potentialités en termes de bien vivre et bien vivre ensemble (connaissance minimale de son corps et de son esprit, systèmes de pensée, politesse, liberté, égalité, fraternité)
Cet objectif humaniste n’est pas incompatible avec un niveau d’enseignement élevé et exigeant. Simplement l’exigence est fonction de chacun, la limite étant de ne pas briser l’estime de soi.
Cet objectif humaniste n’est absolument pas incompatible avec la sélection, dans la mesure où cette sélection permet de sélectionner de bons médecins, de bons ingénieurs, de bons professeurs, de bons techniciens, de bons artisans. C’est toute la société qui en bénéficie. Au niveau individuel, chacun a été préparé à accepter cette réalité.
Mais pour que cela soit acceptable, il faut des changements de mentalités qui dépassent largement le cadre de l’école.
Un gros effort est à faire de la part des professeurs et de l’école : aucun niveau, aucun métier ne doit être dénigré. C’est loin d’être le cas aujourd’hui !
Un gros effort est également à faire de la part de la société : tout travail utile doit être récompensé par un salaire qui permette de vivre décemment. Actuellement le SMIC ne permet pas de vivre correctement. D’autre part, ce n’est pas parce que l’on est cadre que l’on doit exiger des salaires supérieurs à 5 fois le SMIC sans payer d’impôts importants. Une réduction de l’échelle des salaires doit être réalisée. Nos politiques doivent se préoccuper de ce problème.
Un gros effort est également à faire pour assurer des emplois peu qualifiés en France. Il n’est pas acceptable que toute une partie de la population se retrouve directement en compétition avec les pays du tiers monde ! Je pense particulièrement à la reconversion des ex Moulinex…. Faisons preuve d’imagination pour reconvertir ces emplois non qualifiés en emplois utiles. On parle d’aide à la personne, mais on pourrait également développer l’isolation et l’énergie solaire thermique, par exemple. Et évidemment ces emplois doivent procurer un salaire permettant de vivre correctement.
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Finalement, pourquoi aller en Finlande ?
Je trouve que les objectifs que je propose:
"100% d'une lasse d'âge au mieux de son potentiel", quel que soit le point de départ
assorti de la liste des potentiels à développer:
o Potentialités en terme de développement humain (estime de soi, responsabilité, autonomie et polyvalence)
o Potentialités en terme de capacité à utiliser des savoirs (connaître et utiliser savoirs de base, savoirs culturels et savoirs professionnels)
o Potentialités en termes de bien vivre et bien vivre ensemble (connaissance minimale de son corps et de son esprit, systèmes de pensée, politesse, liberté, égalité, fraternité)
vaut bien ce que l'on peut trouver en Finlande !
100% d’une classe d’âge
100% d’une classe d’âge au mieux de ses possibilités, j’ai bien compris qu’il s’agit de tendre vers cela, dans les années 60 à 80 il y avait un tiers d’une classe d’âge et même beaucoup moins,qui passait le bac. Après, on a voulu nous faire croire que nous avions 80% d’enfants qui passaient le bac. Mais quel bac ? Que la sélection ce n’était pas bien...
Bien sur, ce n’est pas bien si on ne fait rien pour ceux qui ne suivent pas, pour des raisons diverses, de classes sociales ou d’intelligence (bien que souvent cette dernière raison résulte plus du rythme de chaque enfant que du manque d’intelligence)
Donc, nous n’avons plus fait de sélection après cette fameuse ou fumeuse idée de 80% d’élèves au bac. Formidable l’école de la république ! Elle élève le niveau entendait – t-on dire. Mais quelle hypocrisie ! Tout le monde pouvait s’engouffrer et peut encore le faire dans les universités. La sélection s’est faite de toute façon beaucoup plus tard, en laissant l’amertume s’installer chez ceux qui en étaient victimes. Ca, tout le monde le savait (dans l’éducation et les milieux favorisés, ou mieux informés) Alors, on contourné, hypocritement par le biais des options ou de dérogations pour ne pas aller vers tel ou tel collège. Et, je dirais que c’est humain ! Qui voudrait mettre son enfant dans un collège qui n’a pas une bonne réputation ? Des inconditionnels de l’école publique ont même été jusqu’à mettre leurs enfants dans le privé ! Des filières bidons se sont développées et les élèves eux-mêmes dans ces filières savent qu’ils n’auront pas une formation débouchant sur un métier et une place dans la société. Malgré cela nous les maintenons. Et les jeunes qui croyaient tout de même qu’avec un bac plus deux ils se débrouilleraient mieux s’aigrissent, ne croient plus à rien, ni à l’avenir ni aux politiques et deviennent les otages de syndicats malhonnêtes qui désignent toujours les ministres comme responsables et ne remettent jamais en cause leur propre fonctionnement.
(Je ne dis pas que les ministres ont toujours raison ) on se comprend ? Par exemple quand on parle de suppressions de postes, il y en a peut-être trop dans certaines matières et pas assez dans d’autres ? et on pourrait redéployer les postes (plus de mobilité) car dans certaines zones il faut plus de professeurs que dans d’autres. Ne parlons pas de ça aux syndicats d’enseignants ! (La gestion des mutations....) Combien y a t il de professeurs qui ne sont pas dans les classes ? ni sur un poste ? Voilà un audit utile qui pourrait se faire. Ceci dit on a le droit de ne plus vouloir être dans une classe à un certain moment de sa carrière. En général on va dans l’administration.
Il faudrait en fait qu’en contrepartie de changement profond dans la réorganisation de ce métier, on revalorise l’image du corps enseignant en soignant leur condition de travail en soutenant leur autorité face aux élèves et leur famille parfois agressive et en les laissant plus libres de choisir leur méthode de travail. Toutes les contraintes qu’ils subissent tant au niveau de la méthode d’enseignement qui change souvent, que celles qu’ils subissent au niveau de leur autorité (interdiction de fouiller les cartables, de lire le carnet de texte, etc....)
Font qu’ils ont une exaspération et qu’ils rejettent toute réforme.
En ce moment un professeur qui se fait traiter de «connard » et qui donne une gifle ou rudoie un peu un gaillard de 14 ou 15 ans fini au tribunal. Et en plus, dans plusieurs collèges où il s’est produit des incidents beaucoup grave, l’administration, la direction, tend à minimiser. Surtout pas de vagues.
J’aimerais vraiment profondément que tout cela change, que l’on puisse faire de bonnes réformes. Mais rien ne se fera sans une remise à plat qui fera peut-être un peu mal, mais si le but est honnête, et bien expliqué, avec des garanties acceptables bien sur, cela peut se faire.
Je détaille un peu plus...
Voici, selon moi, le détail des potentialités que l’école devrait développer chez tous les élèves et quelques pistes pour y parvenir :
1. Potentialités en terme de développement humain
2. Potentialités en terme de capacité à utiliser des savoirs
3. Potentialités en termes de bien vivre et bien vivre ensemble
1. Potentialités en terme de développement humain :
• estime de soi
• responsabilité
• autonomie et polyvalence
Il est indispensable que ces qualités soient développées chez tous les enfants, quelles que soient leurs capacités. C’est la base personnelle à partir de laquelle tout se construit et se développe.
• L’école doit particulièrement se préoccuper de ne pas briser l’estime de soi.
• Ces potentialités doivent continuer à être développées tout au long de la scolarité, depuis l’école primaire jusqu’à l’université (pour ceux qui feront des études longues)
• Ces savoirs seront illustrés de façon concrète :
o Savoir se situer humainement
o Accepter qu’il y ait des plus forts que soi sans se mésestimer mais aussi respecter les plus faibles.
o Exercer des responsabilités en classe ou à l’université
Ce n’est pas une matière nouvelle. C’est simplement une attitude particulière des enseignants qui doivent y être sensibilisés.
2. Potentialités en terme de capacité à utiliser des savoirs
• Connaître et utiliser les savoirs de base
• Connaître et utiliser les savoirs culturels
• Connaître et utiliser les savoirs spécifiques et professionnels
Les savoirs de base (lire, écrire, compter) :
• Ces savoirs sont nécessaires à tous, quel que soit le niveau. Ils s’acquièrent jusqu’à la fin de la 3ème
• On développera la capacité à les utiliser à partir de situations concrètes : gérer son compte, faire un emprunt, communiquer avec une administration, discuter avec un artisan, etc…
• Ils sont si possible le minimum requis pour acquérir des savoirs professionnels
Les savoirs culturels :
• C’est de la culture au sens large, aussi bien littéraire, humaine, scientifique, technique (en fait les matières que l’on apprend au collège et lycée)
• La capacité à les utiliser devra être développée autour de situations concrètes : exercices spécifiques à la matière, exercices transversaux, analyse et synthèse de connaissances
Savoirs professionnels et spécialisés :
• Ce sont ceux qui vont permettre d’avoir un premier travail et de s’insérer dans la société. Evidemment, ils devront être probablement complétés, voire revus totalement au cours de la carrière. C’est à ce niveau que la culture initiale sera un atout important d’adaptation.
• Ces savoirs s’acquièrent en école professionnelle, à l’université, en école supérieure, en formation pour adultes.
• Leur illustration concrète est évidente à travers des stages.
En fait, ces savoirs correspondent à ce qui est déjà enseigné, à condition de remplacer certains enseignements pas très utiles par certains autres plus utiles pour notre vie (voir plus bas).
3. Potentialités en termes de bien vivre et bien vivre ensemble
Ces savoirs ne constituent pas une discipline nouvelle, mais ils doivent être abordés dans le cadre de la culture générale (§2), au niveau qui convient
• Connaître son corps : le respecter et bien le nourrir
• Connaître son esprit, partie consciente et inconsciente : le respecter et bien l’utiliser
• Systèmes de pensée : méthode expérimentale et sciences, religions, morales, philosophie
• Politesse et respect (illustration par l’expérimentation : expérimenter les effets de l’agressivité, de l’injustice, du rejet, …)
• Egalité de tous les hommes sur terre (les cerveaux de tous les humains fonctionnent de la même façon quelles que soient les différences superficielles)
Certains de ces enseignements remplacent des matières enseignées actuellement et qui sont moins essentielles (comme la sexualité des fougères…). On peut faire de sciences naturelles utiles en apprenant par exemple les phases du sommeil et le bien dormir…
Voici donc selon moi les principaux objectifs de l’éducation, à développer au mieux selon les capacités de chaque individu.
Les méthodes pour y parvenir sont affaires de pratique des enseignants et de pédagogues. Je souhaite simplement que cette pédagogie repose sur une base de sciences expérimentales : c’est l’expérience qui tranchera entre Meirieu, Brighelli ou un quelconque ministre voulant imposer ses idées pédagogiques….
Encore une fois, il ne s’agit pas d’une rupture, mais d’une autre vision qui devrait conduire nos enfants vers plus d’humanisme. L’essentiel est d’ailleurs constitué par la partie 2 qui existe presque, dans l’enseignement actuel. Pour le reste, il s’agit surtout d’une attitude des enseignants pour ne pas briser l’estime de soi et également de quelques modifications de programmes de façon à enseigner des connaissances plus utiles pour le mieux vivre ensemble.
Presque rien, donc.
100% d'une classe d'âge selon ses potentialités
Bonjour M.Biet Dase,je vous donne raison a 100%,génial votre texte est équilibré,emprunt d'humanisme,de pragmatisme et de lucidité.Je vous rejoins totalement,sur tous les points,et contrairement aux propos de M.Scottfield,je n'y vois pas là un slogan de campagne mais une philosophie globale,voir un corpus doctrinal bien charpenté et bien argumenté.Je suis donc favorable aux mesures que vous préconisez,et en particulier sur les salaires dont l'écart est plus important que vous ne le dites.Qaunt à payer des impôts sur les revenus,au lieu de supprimer des tranches,il eut été préférable d'en rajouter,et d 'effectuer une progressivité qui n'est pas apparente d'après son calcul.Oui,décidemment en relisant votre texte plusieurs fois,c'est l'un des meilleurs que j'ai trouvé sur la question et qui embrasse un vaste sujet social,dont vous pointer plus loin la vaste hypocrisie.Si les gens veulent du concret,Monsieur Scottfield,dont par ailleurs,j'apprécie aussi vos interventions,il faut aussi leur donner un cap à suivre et une conviction qu'il faut garder,ce que fait Monsieur Biet Dase,donc je ne ne retire rien de ce qu'il a écrit et conserve ce fil directeur pour mes propres convictions,ce sera mon seul commentaire ici.
Salut et fraternité citoyennes et citoyens
Norbert Van der Meulen-section PS-Yerres-91330
OFFICIER MARINE MARCHANDE retraité,capitaine de navire
un peu de vocabulaire occitan...
Bonsoir,
Tout d'abord, merci pour vos encouragements. Malheureusement je ne suis pas sûr que cette orientation soit vraiment retenue....
En attendant, je voudrais vous faire partager un petit peu de vocabulaire occitan.
Les occitans, lorsque ils parlent dans leur langue ont l'habitude de pontuer leurs phrases de "Hil de puto" et de "Biet d'Ase". Ces deux expressions ne doivent absolument pas être prises au premier degré... c'est simplement une marque d'étonnement, de surprise... D'ailleurs les toulousains font un peu la même chose en français en ponctuant la fin des phrases par "con". C'est vraiment dans l'esprit de notre langue, de notre région.
Au fait, "Biet d'Ase" signifie "verge d'âne"... c'est avec cette expression que les occitans et les gascons ponctuent leurs phrases...
Cordialement.
>100% d’une classe d’age
>100% d’une classe d’age au bout de ses potentialités
C'est louable mais formulé comme ça ça fait un peu comme "objectif zéro chomeur".
>Un gros effort est également à faire de la part de la société : tout travail utile doit être récompensé par un salaire qui permette de vivre décemment. Actuellement le SMIC ne permet pas de vivre correctement.
Certes, mais si on reste là ça fait du "souhaitable" dans une période où l'électeur attend qu'on lui démontre comment c'est possible concrètement.
>D’autre part, ce n’est pas parce que l’on est cadre que l’on doit exiger des salaires supérieurs à 5 fois le SMIC sans payer d’impôts importants.
Le problème de cette idée, c'est qu'elle risque de décourager certains de travailler et de les jeter dans les bras de l'UMP. Il ne faut pas sous-estimer le besoin d'ascension sociale de la classe moyenne. Il ne faut pas non plus sous-estimer la question des disparités de situation régionales (payer des impots importants est sans doute acceptable pour ces salariés s'ils vivent dans une ville de Province mais quid du Parisien qui doit rembourser ses prets immobiliers et faire face aux dépenses de la vie courante?).
Réponse à SCOFIELD
Réponse à SCOFIELD
Ce n’est pas du tout comparable à « objectif 0 chômeur ». Dans ce cas, il faudrait modifier les conditions d’embauche, de la même façon qu’il faudrait modifier le niveau du bac pour satisfaire au fameux « 80% d’une classe d’âge au niveau du bac » (c’est déjà fait pour certains bacs)… Relisez bien : « 100% au mieux de ses potentialités », signifie que tout le monde est tiré vers le haut, depuis le mongolien jusqu’au plus vif des futurs polytechniciens. Du point de vue des moyens, ça signifie qu’il faut beaucoup d’attention et de remédiation dès le début de la scolarité pour bien mettre tout le monde sur les bons rails. En particulier, ce n’est pas le moment de ne pas remplacer des enseignants…
Comment c’est possible de faire de l’aide à la personne un vrai métier et non pas une galère à 20 heures par semaine ? En acceptant de payer plus. Comment ? En faisant un choix : ou bien un téléphone portable dans chaque poche, ou bien des services utiles de qualité, à la fois pour l’usager mais aussi pour le professionnel. Evidemment, c’est un raccourci…ce n’est pas forcément un choix à la portée du citoyen pauvre… c’est à nos hommes politiques d’opérer une redistribution intelligente par l’impôt.
Vous avez peur de parler d’impôts à ceux qui gagnent plus de 5 fois le SMIC. Remarquez qu’on paye des impôts bien avant… Il y en a assez de cette mentalité qui consiste à aller planquer ses sous en Suisse alors qu’on a bénéficié de tout le système social et scolaire dans sa jeunesse ! Personnellement, je suis très fier de pouvoir payer des impôts et de voir qu’ils servent à des plus faibles que moi ! Je rêve de voir des spots publicitaires ridiculisant ceux qui fuient l’impôt : tu t’es vu quand tu vas planquer ton fric en Suisse ! Je décernerais bien la médaille de l’égoïste de l’année à Johnny et à bien d’autres….
Je ne mettais aucunement en
Je ne mettais aucunement en cause le contenu de votre texte, je disais juste que comme slogan de campagne électorale ça le faisait moyen...
Quant à ce que vous dites sur votre fierté de payer les impôts, c'est très révélateur du problèmes des Français vis à vis des impôts. On n'accepte de payer des impôts que si on en voit le résultat visible. Au niveau local, les Français ne râlent pas contre l'impôt parce qu'ils voient son produit: les tramways par exemple...
Au niveau national, les Français ont par contre le sentiment de ne pas voir de résultat visible des impôts qu'ils paient. C'est ce qui à fait que l'affaire Johnny a fonctionné lors des présidentielles. La réhabilitation de l'impôt au niveau national viendra lorsque les Français auront le sentiment de voir le résultat de leurs impôts comme ils les voient dans les collectivités locales. Quant aux 5 SMIC, je dis juste qu'il faut trouver le juste équilibre entre nécessaire progressivité de l'impôt avec le revenu et un taux d'imposition ne décourageant le travail.
*Rappel : les mots en majuscules sont à proscrire, cela revient à crier. Merci*
Attention, ce n'est pas un slogan de campagne !
Merci pour votre réponse. Je suis d'accord avec vos commentaires sur l'impôt.
Mais je pense qu'il y a maldonne depuis le début:
"100% d'une classe d'âge au mieux de ses possibiltés" n'est pas un slogan de campagne général ! C'est juste une formule destinée à remplacer l'hypocrite "80% d'une classe d'âge au niveau du bac". Ca ne concerne "que" l'éducation et n'est pas un slogan général.
Il n'en reste pas moins que j'aimerais bien qu'une telle formule et tout ce qu'elle induit de mobilisateur, soit retenue pour éclairer la voie vers une nouvelle éducation. Il ne s'agit pas d'une rupture, ni d'un retour vers l'école des années 60, mais d'une nouvelle orientation vers laquelle on peut tendre en douceur, si on le veut bien.