syndicalisation obligatoire
J'imagine une syndicalisation obligatoire des salariés, avec retrait à la base sur le salaire.
Dans un premier temps, cela peut apparaitre comme une ingérence insupportable, comme une atteinte à la liberté... parce qu' on n' est pas habitué.
Mais c' est comme si on considérait que les cotisations de sécurité sociale obligatoires sont une atteinte à la liberté. Le syndicat sert à défendre les intérêts du salarié; il représente une force de protection face aux employeurs.
Une des raisons du peu de syndicalisation est le montant des cotisations; à une période où j' avais des difficultés d' argent ( seule avec deux ados ) j' ai arrété de me syndiquer et de faire grêve car chaque petite dépense, chaque manque à gagner comptait.
Si cela devenait obligatoire, le nombre de syndiqués serait très élevé par rapport au taux actuel de 8% actuel, et le montant des cotisations serait très bas et mensualisé (en moyenne, par ex ,de 2 euros par mois), avec exonération pour les plus précaires et les plus faibles salaires, qui actuellement sont exclus de la possibilité de se syndiquer.
Chacun choisirait son syndicat. Ceux-ci seraient plus puissants et les défendraient mieux.
Cela éviterait qu' une minorité se syndique, se mobilise, et que tous en profitent, la plupart en comptant sur les autres.. Le système actuel, surtout quand le pouvoir d' achat baisse, n' incite pas à se syndiquer!
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Comment, syndicalisation obligatoire ???
La Liberté n'a pas de prix ! Donc, je suis contre !!!
JC
syndicalisation obligatoire
Bonjour
Comme citoyen et comme Responsable Syndicale, je suis totalement opposé au syndicalisme obligatoire
Tout d'abord en vertu du principe "qui paye ... décide", je pense que le syndicat doit rester indépendant d'un financement extérieur. Le "chèque" syndical , c'est l'assurance d'avoir pour le patron, sous la main des syndicats "maisons".
Et puis n'oublions jamais que la France est le seul pays au monde qui bénéficie d'une couverture conventionnel capable de couvrir plus de 95 % des salariés. Cette protection qui sera demain défaite par l'accord sur la representativité syndical (négation du principe de faveur au bénéfice d'accord dérogatoire d'entreprise) évite probablement au salariat de s'engager davantage dans la défense de leurs droits. Ce qui est dommage, certes.
Mais ce maillage juridique doit rester tel quel, voir se bonifier
Favoriser la syndicalisation, c'est faire en sorte déjà que le fait syndical soit reconnu dans un pays totalement arriéré sur le sujet. Les employeurs (comme le gouvernement) veulent des syndicats forts mais de préférence chez leurs voisins !!! Il faut revoir la carrière des élus, leurs formations et leurs ressources.
Il faut faire cesser, notamment à gauche , ce discours ambiant qui décrit les syndiqués et leurs responsables comme des nantis, irresponsables !!! Prendre un mandat aujourd'hui dans le privé, c'est prendre un risque énorme.
Stefinblack
Favoriser la syndicalisation
On pourrait s'inspirer en partie du modèle scandinave afin de favoriser la syndicalisation des salariés.
Les assurances chômage sont gérées par les syndicats de salariés uniquement, on pourrait faire la même chose en France.
Il existe deux régimes d’indemnités : une allocation versée par les assurances chômage si les salariés sont syndiqués, et une allocation d’Etat s'ils ne sont pas syndiqués.
Les salariés syndiqués qui se retrouvent au chômage bénéficient d’indemnités beaucoup plus avantageuses que celles versées par l’Etat.
On peut imaginer que des avantages sociaux supplémentaires soient donnés aux syndiqués: décharge horaire, points bonifiés de retraite, crédit d'impôt, chèque syndical, ... être syndiqué suppose du temps, de l’investissement, du stress.
Afin de renforcer la représentativité des syndicats de salariés en petites entreprises, il faut qu’une information syndicale soit rendue obligatoire.
On peut imaginer qu'il y ait des élections de syndiqués par branches d’activité, inter entreprises, ou bien élire des syndiqués spécialisés dans les petites entreprises de telle ou telle activité…
Cela créerait plus de cohérence entre les Tpe, pme pmi. De ce fait, le fossé sera moins grand avec les grandes entreprises quant au droit du travail et avantages sociaux.
Il faut aller plus loin que la loi de 1982 qui prévoit des délégués de site, des délégués conventionnels, des regroupements d’entreprises .
On pourrait baisser le seuil de 50 à 20 salariés pour l’introduction de syndicats et des Chsct.
Il faut une présence syndicale plus importante dans les Conseils d'Administration.
N'oublions jamais cette formule de Jean Jaurès :
" Qu'attendez-vous pour vous syndiquer et de quel droit prétendez-vous recueillir vous-mêmes, non syndiqués, le bénéfice de l'action que les syndiqués exercent au profit de tous ? "
syndicalisation étudiante
Syndicalisation , université et engagement citoyen
Le taux de syndicalisation des salariés dans notre pays est l’un des plus bas d’Europe occidentale.
Cette situation nuit gravement à la réalisation d’avancées sociales, qui naissent davantage des conflits que du dialogue entre employeurs et employés.
Souvent, les gouvernements prennent prétexte de ce faible taux de syndicalisation pour ne pas répondre ou répondre très imparfaitement aux revendications des partenaires sociaux, et principalement des organisation syndicales.
C’est alors la rue qui prend le relais d’un manque de dialogue qui a toujours été , dans notre pays, une constante, tout en étant un fait reconnu par bon nombres d’observateurs de la vie économique et sociale.
C’est en amont qu’il faut agir pour qu’une prise de conscience de cette nécessité de se défendre tout en privilégiant le dialogue social ait des chances de se faire au moment de l’entrée dans la vie active. Plus tôt cet éveil à la démocratie sociale se fera, mieux les salariés pourront se faire entendre dans la mesure où le taux de syndicalisation augmentera grâce à cette prise de conscience réalisée beaucoup plus tôt et beaucoup plus jeune.
Chacun sait qu’à l’université, à l’image du monde salarié, le taux de syndicalisation demeure très faible. Le faible taux de participation aux élections étudiantes découle de cette situation. Là encore, ces tendance sont des constantes dans la vie universitaire.
Afin de tenter de remédier à ces deux phénomènes mais surtout pour aussi éveiller les jeunes aux enjeux qui plus tard rythmeront leur vie professionnelle, il pourrait être envisagé un mécanisme dès leur première inscription à l’université. Sans qu’il soit question d’inscription obligatoire à un syndicat, l’étudiant pourrait être incité à le faire par la réduction de leurs droits d’inscription ou de la cotisation versée à la mutuelle de leur choix.
Pour ce faire, le futur étudiant recevrait en classe de terminale, au moment de sa pré-inscription à l’université une information obligatoire dans tous les lycées sur la démocratie sociale, sur les syndicats étudiants et les « services » dont ils bénéficieraient en s’inscrivant à un syndicat étudiant
Cette première approche de la démocratie sociale dès l’entrée à l’université pourrait, inciter de nombreux jeunes à prendre une part active dans la vie citoyenne et étudiante au cours de leurs études contribuant ainsi à une meilleure perception des syndicats, ce qui, par la suite pourrait encourager de nombreux jeunes à se syndiquer au moment de leur entrée dans la vie active.
Bernard FROUIN, Paris section 12ème
Syndicalisation Obligatoire
Je suis pour car les syndicats seraient vraiment un contre poids contre le patronnat et les salariés de PME, de commerçants, d'artisans etc.. nombreux et bien esseulés se sentiraient plus épaulés.
A l'heure actuelle ils ne peuvent rien faire (ils ne sont même pas bien accueillis par les syndicats eux mêmes car ils ne représentent rien individuellement)
syndicalisation
Non pas d'obligation.
j'y suis opposé.
phil
Je ne suis pas d'accord pour une syndicalisation obligatoire!
C'est tout de même incroyable qu'il faille tout payer, et en plus comme c'est écrit ci-dessus, à la source!On est assez ponctionné, non?Etre défendu par un syndicat au sein d'une entreprise, devrait être une loi obligatoire et non payante. Je suggère plutôt, que ce soit les entreprises qui payent pour leurs employés, les syndicats qui garderaient leur indépendance. Peut-être que ça remettrait de l'ordre, non?
Obligation de se syndiquer...comme pour le droit de vote
Je suis également pour l'obligation de se syndiquer, comme je le pense pour le droit de vote. Il y a un moment où il faut oser je crois, même s'il risque d'y avoir des contestations importantes, et je sais que ça passera mal autour de moi tant l'mage des syndicats est négative. Il faut travailler cete question avec les syndicats eux-même.
Il est vrai aussi que les gens sont assez ponctués financièrement...à réfléchir de ce côté là donc...
Je partage complètement
Je partage complètement cette opinion, il faut rendre le syndicalisme obligatoire. Il faut sortir de rapports sociaux archaïques. Le drame des syndicats est leur perte de crédibilité par rapport à leur faible représentativité. Le patronat comme le gouvernement en profite pour instaurer un rapport de force qui tourne la plupart du temps à leur avantage. Je suis persuadé que des syndicats forts et représentatifs permettraient d'éviter nombre de conflits sociaux, et enfin verrait-on en France ouvrir des négociations avant de faire grève plutôt que l'inverse. Peut-on croire à des évolutions de la situation actuelle sans rapports de force? Actuellement la force est toujours du même coté.
On peut se plaindre de l'image que véhicule certains syndicats mais quoi de mieux pour la faire évoluer que la démocratie et pour cela il faut une base suffisamment large.
les syndicats obligatoires?
Pour ce coup-là, pas d'accord...
Je n'ai pas envie d'être "obligée".
Les syndicats sont soumis aux patrons, et aussi sont au dessous de leur possibilité de comprendre l'évolution de leur entreprise.
Bien souvent ils défendent des causes non défendables.
Il serait nécessaire que les syndicats comprennent la comptabilité de leur entreprise.
J'entends par là, qu'ils soient au plus près "au courant" de ce que leur "boîte" peut distribuer comme salaire ou bénef.
S'interesser aux résultats -et aux difficultés-pour améliorer leur conditions d'ouvriers (d'employés).Les syndicats sont souvent révolutionnaires car: "faire grève parce que je ne gagne pas assez pour vivre, alors que je travaille dans une entreprise la mieux payée de la région!"
Les rapports sociaux ne doivent pas se limiter aux grèves.Il est nécessaire de former ouvriers et employés:
"si j'étais patron qu'est-ce que je ferais?"
Avec des si,on l'appellerait mon oncle, et y'a qu'à, faut que, faut qu'on,...
Et bien, vas-y!!