Retrouver la vraie rationalité économique

Le modèle économique standard nous enseigne que les biens marchands ont une utilité décroissante. Première raison de ne pas pousser la croissance au-delà du socialement utile.
Ces mêmes modèles devraient préciser qu'un bien est plus précieux qu'aucun autre : le temps de vivre. Entre travailler plus pour acquérir un plus gros 4X4 et avoir plus de temps libre, la rationalité économique me commande de choisir le temps libre.
Seul un besoin irrationnel de frime, ou une fuite névrotique devant la vie, pourraient me faire préférer le gros 4X4.
Par ailleurs, l'optimisation globale du bien-être commande de répartir équitablement temps de travail et loisirs entre tous les acteurs économiques.
Le même raisonnement indique que plus la richesse est équitablement partagée, plus on approche de l'optimum (puisqu'une xème Rollex n'apporte que peu de satisfaction supplémentaire à un riche alors qu'une seule Swatch apporte une grande satisfaction à un pauvre).
Enfin, si l'on intègre la rareté des ressources naturelles au modèle, il est clair que l'on doit privilégier les biens immatériels (services à la personne...) ou ceux qui épargnent les ressources naturelles (télécommunications, énergies nouvelles...).
La rationalité économique bien comprise nous commande donc de réorienter la croissance vers le développement durable : socialement juste et préservant l'environnement.
Mais comment faire passer cette rationalité dans les faits ? Par la fiscalité et par la capacité d'investissement publique, qui passe par des fonds souverains et des institutions financières contrôlées par la puissance publique.

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