Quelques propositions pour améliorer la situation de nos retraites, en espérant qu’un jour, un jeune de 26 ans comme moi puisse être, enfin fixé sur ce que sera sa retraite…

• Favoriser des formations adaptées à des secteurs sous tension, amélioration des parcours professionnels, favoriser l’emploi des jeunes et notamment des jeunes de banlieues (comme moi), réforme des études universitaires, favoriser l’emploi des seniors…

• Un niveau insuffisant de l’emploi prive les régimes de retraite de cotisations supplémentaires.
L’amélioration de l’emploi permettra ainsi de baisser les cotisations à l’assurance chômage et de compenser cette baisse par une hausse des cotisations vieillesse pour le régime général (1 à 2,3 points de cotisation Unedic…à trancher après négociations tripartite) après épuration de la dette de l’Unedic.

• Trancher sur une hausse de contribution pour le régime des fonctionnaires en veillant à ce que leur pouvoir d’achat ne soit en aucune façon détérioré (négociations salariales Etat / syndicats).

• Amélioration de l’emploi des seniors : La France se caractérise par l’un des plus faibles taux d’emploi des personnes âgées de 55 à 64 ans : 37,8% contre 42,5% pour l’ensemble de l’Union européenne en 2005, encore bien loin des 50 % souhaités en 2010 malgré une amélioration de ce taux liée en grande partie à l’arrivée des premières générations du baby-boom.

• Pour améliorer ce taux il faudrait trancher sur l’ensemble des dispositifs de cessation anticipée d’activité (dispense de recherche d’emploi, préretraite publique, retraites anticipées dans le secteur privé).

• Trancher sur les dispenses de recherche d’emploi (416900 en 2006). Rien ne sert de gesticuler sur l’ « inexactitude » des chiffres du chômage si nous n’avons pas le courage et l’honnêteté intellectuelle de mettre fin à ce dispositif.

• Durcir les conditions d’accès à ces dispositifs de préretraites.

• Encadrer les licenciements pour motifs personnels assortis d’une transaction, moins coûteux et plus souples pour les entreprises, qui visent à contourner ce durcissement.

• Supprimer tous les dispositifs de préretraite propres aux entreprises en accentuant les pénalités financières de façon très dissuasive.

• Lutter contre toutes les formes d’encouragement aux dispositifs de préretraite notamment en assujettissant les allocations de préretraites à la CSG au même taux que les revenus d’activité, en doublant le taux de contribution sur les préretraites d’entreprise.

• Aligner le régime fiscal et social de l’indemnité de mise à la retraite sur celui des indemnités de départ volontaire à la retraite.

• Engager au plan national une vraie campagne en faveur de la promotion de l’emploi des seniors, sur les représentations socioculturelles des seniors auprès de tous, cours d’éducation civique,…

• Supprimer la contribution Delalande si ce n’est pas encore fait.

• Etre fixé une bonne fois pour toute sur son éventuelle retraite afin de limiter les « peurs » d’une retraite non assurée et des liquidations trop hâtives.

• Développer les dispositifs de surcote pour encourager à celles et ceux qui veulent travailler plus longtemps de pouvoir le faire, trancher sur le cumul emploi-retraite.

• Permettre le départ anticipé pour carrières longues.

• Revaloriser le minimum vieillesse ou ASPA de sorte qu’il soit au moins égal au seuil de pauvreté. Profitons ainsi d’une diminution du nombre de bénéficiaires (610000 en 2006) pour faire de cette allocation un outil de lutte contre la pauvreté des personnes âgées qui sont contraintes, pour certaines, à ne réaliser qu’un seul repas par jour. Ces personnes étant majoritairement des femmes (60%), des retraités ayant effectué une carrière incomplète pour cause d’invalidité ou inaptitude. Ces personnes sont elles responsables du marché du travail ? Je ne le pense pas, donc agissons !
• Attention, n’oublions pas qu’une augmentation de 25% du minimum vieillesse est estimée à 3,45 mds d’E.
• Penser à la valorisation du minimum vieillesse pour les personnes vivant seules serait une hypothèse moins coûteuse. A trancher.

• Favoriser la politique familiale (pour améliorer la fécondité même si celle-ci se porte bien en France, anticiper des craintes sur le pouvoir d’achat, recréer les conditions de la confiance) en réformant les allocations familiales : exclure de ces aides les personnes les plus fortunées (seuil à trancher) pour étendre ces aides aux familles des le premier enfant. (système auto compensé sans dérive budgétaire).

• Lutter contre toutes les « trappes à inactivités » : développement du RSA, de la prime pour l’emploi en corrigeant le retard dans la perception de la PPE.

• Lutter contre le sous-emploi (1.3 millions de personnes en 2006), qui regroupe les personnes qui ont un emploi, le plus souvent à temps partiel et souhaiteraient travailler davantage : mesures incitatives avec un redéploiement des aides aux entreprises (pas de dérive budgétaire) qui font des efforts = gagnant-gagnant.

• Objectif de 90 % du SMIC net pour les assurés ayant effectué une carrière complète rémunérée au SMIC avec une revalorisation des pensions sur les prix et possibilité d’éventuelles corrections du taux de revalorisation après négociation tripartite.

• Prise en compte de la pénibilité du travail, de la dangerosité, de l’insalubrité du métier de l’assuré : attention cette prise en compte ne peut en aucun cas nous dispenser de lutter contre les facteurs de ces pénibilités, les accidents de travail et les maladies professionnelles qui entraînent des sorties d’activités précoces (invalidité, arrêts de travail, arrêts maladie longue durée) et donc des cotisations en moins.

• Définir la pénibilité du travail (critères de prise en compte et d’évaluation : réduction de l’espérance de vie entre catégories socioprofessionnelles avec ou sans incapacité, exposition aux risques professionnels…).

• Augmenter les cotisations patronales pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu de la prévention des risques professionnels : mesures incitatives avec un redéploiement des aides aux entreprises (pas de dérive budgétaire) qui font des efforts = gagnant-gagnant.

• Mieux cibler la cessation anticipée des travailleurs de l’amiante (CAATA) en abandonnant le caractère collectif des critères d’accès pour éviter que certaines personnes bénéficient du dispositif alors qu’elles n’ont jamais été exposées directement à l’amiante. Cela dégagerait des marges de manœuvres qui permettront de financer des cessations anticipées d’activité pour d’autres travailleurs qui ont été très exposés à l’amiante et qui sont exclus du dispositif (certains plombiers, certains électriciens…).

• Pour le régime des fonctionnaires la prise en compte de la pénibilité par le classement en services dits actifs de certains corps doit être revue ; l’appartenance à un corps justifie t-elle l’acquisition de grilles indiciaires améliorées et de régimes indemnitaires favorables quelque soient les fonctions exercées par l’agent.

• Réformer sans tabou les autres régimes spéciaux (Industries Electriques et Gazières, RATP, SNCF, marins, mineurs…) et les aligner progressivement sur le régime général.
• Ces régimes s’équilibrent notamment grâce à des subventions publiques (4,8 mds d’euros en 2007 dont 2.7 mds d’euros pour la SNCF, 850 millions d’euros pour les mines, 350 pour la RATP…), des taxes affectées ou des taux de cotisations employeur élevés. Leur situation démographique est plus défavorable que celle du régime général ou des régimes de la fonction publique. C’est une question d’équité et de justice sociale.

• A défaut d’aligner tout le monde sur ces régimes pour des raisons évidentes de financement, ayons l’honnêteté et le courage de remettre à plat avec les organisations syndicales ces régimes spéciaux. Rien ne semble justifier le fait que les salariés de ces régimes partent plus tôt. A l’exception des marins, l’âge moyen au décès (toutes précautions prises tant la composition des affiliés par sexe et catégorie sociale est extrêmement variable selon les régimes, ce qui affecte les âges moyens au décès) dans les RS est proche de celui du régime général.

• Modification de l’assiette du financement.
Financement complémentaire grâce au plafonnement des niches fiscales (voir contribution « NICHES FISCALES », question 6).

• Abandonner l’idée d’un remplacement des cotisations sociales patronales par l’affectation d’une partie des recettes de TVA (« TVA sociale ») qui créerait une augmentation des prix. Seule une réforme totale de la TVA avec une TVA progressive pourrait permettre de débattre sur cette affectation.

• Utiliser avec efficacité le Fond de réserve pour les retraites crée en 2001 (34 mds d’E fin 2007). Ces réserves sont destinées à contribuer à la pérennité des régimes de retraites.

• Accroître son financement par des cessions d’actifs, la vente de nouvelles licences de téléphonies mobiles qui auront également pour effet d’accentuer la concurrence entre les opérateurs, de baisser les prix et d’augmenter le pouvoir d’achat des utilisateurs.

• Simplification de tous les dispositifs d’épargne retraite.

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en angleterre

je rajoute qu'en Angleterre, le corps des cotisants ne se limitent pas aux gens qui travaillent mais à tous les gens en âge de travailler. Ainsi, les femmes aux foyers, les étudiants, les chômeurs payent eux aussi leur cotisation (infime soit-elle) et participe à l'effort national. Je pense qu'il faudrait tendre vers cela tout en -bien évidemment) prenant en compte les problèmes de pouvoir d'achat. Nous savons très bien que la mère élevant seule ses enfants et la femme au foyer d'une riche famille neulliène ne sont pas les mêmes. C'est un système à étudier selon moi. Ensuite, nous critiquons souvent notre modèle des retraites mais je crois fermement que si notre système est mis à mal, c'est que le marché de l'emploi est détérioré. Plus nous aurons de travailleurs, plus nous aurons de cotisants. Il faut donc mettre le paquet sur la politique de l'emploi.
ENsuite, je suis contre des retraites à 38 annuités parce que cela semble réellement impossible. Cependant, je souhaite une vaste consultation nationale sur la pénibilité des différents travails et que soit adopté pour chaque métier (en prenant en compte aussi le niveau de salaire) une durée légale de travail, qui peut être modulée selon les professions de 38 à 42 ans par exemple. Mais je suis conscient du peu de faisabilité de cette idée, d'autant plus que plus personne ne garde le même métier toute une vie mais nous pourrions mettre en place des barêmes!

37,5 ( ou 38 ) annuités de cotisation pour tous

Mitterrand en 1981 avait eu l’audace de vouloir la retraite à 60 ans , et tout le monde lui avait rétorqué que cela n’était pas raisonnable, parce que l'espérance de vie s'allongeait, la mesure était trop coûteuse, etc...

Mais Mitterrand avait eu l’audace d’y croire et d’avoir la foi dans le progrès social , et il avait raison. La gauche ne doit jamais perdre de vue ses idéaux, elle ne doit jamais se résigner. Sinon, elle risque de rester dans l'opposition pour de nombreuses années.
La Gauche n'est pas la Droite.

Les Français sont-ils prêts à faire des concessions pour rétablir cet acquis social qu’est la retraite après 37,5 ( ou 38) annuités de cotisation ?
Certainement oui.
Les régimes spéciaux doivent être revus dans le sens de l'égalité.
On devra revoir peut-être sûrement le financement et le calcul des retraites : augmenter le fond de réserve des retraites, augmenter les cotisations, favoriser l'épargne retraite, calcul sur les 25 meilleures années pour tous, égalité public/privé, plafonnement des retraites, etc...
Il faudra favoriser les politiques de l'emploi, la natalité...

Le PS parle de calculer le nombre d'annuités de cotisation en fonction de la pénibilité du travail. On peut se poser un certain nombre de questions : Comment définir les critères d'un travail pénible ? Comment établir l'objectivité de tels critères ?
Sur quelles bases peut-on dire qu'un travail est plus pénible qu'un autre ? Comment quantifier cette pénibilité ?
Comment mesurer la pénibilité psychologique ou physique ? Comment être juste ? l'espérance de vie est- elle un critère valable ?
L'espérance de vie d'un ouvrier est inférieure à celle d'un cadre ou d'un enseignant par exemple. Ce sont des statistiques, mais cachent des réalités disparates. Il y a des catégories de cadres qui ont une moyenne égale à celle d'un ouvrier.
On ne parle pas assez de certaines catégories d'ouvriers qui n'auront que quelques années ( 5 ans parfois) pour "savourer" leur retraite.
Concrètement, par ex, un maçon a commencé à travailler à 23 ans peut-il partir réellement à 64 ans après ses 41 années de cotisation retraite compte tenu de pénibilité de son travail ?

Que dire du professeur, de la secrétaire, du cadre,etc , qui, dans certains cas, doivent partir à 68 ans ?

De plus , l'espérance de vie va baisser ... c'est logique , à cause de plusieurs facteurs: stress, chômage, allongement du temps travaillé ( 41 ans) , pollution, etc.
Actuellement, la moyenne d'âge d'entrée dans la vie active est de 21 ans ( 23 pour les bacs +3 ) , si on ajoute 41 années de travail , cela fait 62 ans , et comme par hasard , le medef réclame la retraite à 62 ans !!!

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