Repenser radicalement la democratie de demain
Je ne suis pas très fort dans les baratins. Mais, je pense avoir quelques idées à ne pas jeter. Merci de faire l’effort pour les comprendre et y réfléchir sérieusement. Les voilà:
Le temps de la "démocratie" actuelle, où la "majorité" présidentielle se détermine avec 50,1% des voix, est révolu.
Ce n'est plus de la démocratie, c'est la dictature d'une pseudo-majorité.
Pourquoi?:
1. L'avance de 3% des gagnants est comparable à la marge d'erreur.
2. Cette erreur est de plus en plus significative, compte tenu de la puissance manipulatoire de l'oligarchie médiatico-financière. J'entends par là que les électeurs sont de plus en plus manipulés et trompés et, mon sentiment est, que beaucoup plus de 3% d'électeurs se trompent systématiquement.
3. La "majorité" actuelle représente 53% des gens qui ont voté, donc 53% x 75% de votants qui font 39% de la totalité des électeurs, ce qui n'est pas une majorité réelle.
4. A ceux qui me diront que la proportion de 53-47% est probablement la même dans l'échantillon des abstentionnistes, je répondrai que c'est la chose la moins certaine du monde: c'est plutôt l'inverse. L'opinion publique et le bien-être des hommes n'est pas un simple jeu de statistique et ceux qui essaient de nous inculquer le contraire font partie des manipulateurs les plus dangereux. Arrêtons avec le dogme de la statistique, nous sommes au 21ème siècle et le modèle de la statistique qui était assez adapté à la réalité d'il y a 200 ans, ne l'est plus aujourd'hui. Vous êtes-vous posé la question "quelle est l’arme la plus détestable et dangereuse des technocrates?": eh bien, c'est justement la statistique, la sacro-sainte statistique, ce dogme avec lequel ces hommes sans scrupules vous embrouillent l'esprit, vous ferment la gueule et vous rendent dociles et impuissants! Oui pour la statistique dans la physique, dans l'électronique, dans la chimie etc., non à la statistique appliquée aux hommes du monde d'aujourd'hui ! Si nous ne changeons pas cela, nous continuerons à régresser, car nous serons toujours opprimés par les technocrates et les manipulateurs: voyez-vous où ils nous emmènent aujourd'hui? En êtes-vous conscients?...
5. La victoire à 50,1% est très facile pour ceux qui possèdent l'argent et les medias, mais indigne pour un monde qui se veut "moderne" et démocratique au 21ème siècle. Une telle victoire est injuste et mensongère, car elle est comparable à la marge d'erreur, comme je l'ai évoqué plus haut, et que cette erreur est de plus en plus grandissante suite à l'arrogance et "l'art" de la manipulation de plus en plus grandissants de ceux qui possèdent l'argent. Dans l'esprit de cet argumentaire, n'oublions pas qu'il n'y a plus de contre-pouvoir contre cette arrogance financière effrénée, car il n'y a plus de bloc soviétique pour lui faire peur.
Compte tenu de cet argumentaire, je vous propose à réfléchir à un nouveau combat pour le futur pour changer radicalement le scrutin démocratique en évoluant vers un principe de scrutin majoritaire pour les élections présidentielles à 75%. Pourquoi ?:
1. Avec une majorité de 75%, la victoire sera nette.
2. La victoire ne sera plus dans la marge d’erreur.
3. La victoire sera réelle, car même avec les abstentions, on aura une majorité réelle pour l’ensemble des électeurs :
75% x 75% de votants = 56% de l’ensemble des électeurs !
4. La victoire sera incontestable et les gens vont beaucoup plus facilement adhérer au programme d’une telle majorité.
5. L’exigence vis-à-vis des politiques sera beaucoup plus sérieuse, car la victoire facile obtenue suite à des manipulations sera pratiquement impossible avec un scrutin majoritaire à 75%. En effet, il est beaucoup plus difficile de tromper +25% des votants que + 0,1% !
6. Le contenu des programmes des politiques sera beaucoup plus adapté à la vraie majorité, car ils auront à convaincre 75% des votants, au lieu de 50,1% aujourd’hui !
7. Et ne me dites pas que ce n’est pas possible à réaliser en pratique. Si, c’est possible, tout est possible, mais il faut oser et bien se chauffer les méninges pour ne rien oublier et prévoir une issue dans tous les cas qui se présentent. Exemple : on peut imaginer des campagnes d’investiture beaucoup plus larges, des élections à plusieurs tours et non seulement à 2, et encore plus de temps entre les tours, des élections évolutives, où à chaque tour suivant les candidats essaient d’intégrer de nouveau points dans leurs programmes afin d’élargir la majorité et atteindre le seuil de 75%. Tout est possible, mais il faut oser et bien travailler, et c’est le moment, car sinon nous irons à la catastrophe.
A mon sens, ce sera la vraie révolution démocratique de demain. Dans ce monde, il n’y a que cela qui puisse nous aider à progresser. Vers une vraie démocratie, c’est cela mon appel vers tous les gens pensants, car ce que nous vivons aujourd’hui, c’est un leurre. On nous vole ce qui a été bâti pendant des siècles, on nous embrouille les esprits avec des baratins technocrates, alors que les solutions sont ailleurs et qu’elles existent, seulement nous n’avons pas la puissance pour les faire passer : pour avoir cette puissance, bâtissons cette nouvelle démocratie, la vraie démocratie, notre force de demain. Réveillons-nous, résistons aujourd’hui, car demain, ce sera trop tard !…
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Il est assez intéressant de
Il est assez intéressant de noter que ce commentaire a été laissé dans la rubrique "Europe", Europe dans laquelle il faudra justement avec le traité de Lisbonne 65% de la population pr qu'une directive passe au Conseil de l'Union...
" À partir du 1er novembre 2014, la majorité qualifiée se définit comme étant égale à au
moins 55 % des membres du Conseil, comprenant au moins quinze d'entre eux et représentant des
États membres réunissant au moins 65 % de la population de l'Union."
Pour le reste, concrètement, le risque de blocage des institutions dans une série d'élections qui n'arriveraient pas aux 75% que vous proposez me semble bien trop grand par rapport aux gains obtenus. De plus, si le consensus a du bon, il s'accompagne très souvent d'un renforcement de la technocratie, car les points d'accords sont faits sur des questions très techniques. Ce n'est pas forcément qu'un mal, mais cela va à l'encontre de votre argumentaire...
Désolé de ne pas partager votre enthousiasme, mais pour une élection au suffrage universel direct, votre proposition ne me semble ni réalisable, ni souhaitable.
Par contre, dans le contexte européen, et dans le cadre d'une balance des pouvoirs entre institutions concurrentes (conseil de l'Union, Parlement), la majorité à plus de 50% a effectivement toute sa place. On pourrait également l'introduire au Parlement français pour le vote de certaines lois... mais est-ce que cela changerait réellement le fond du problème du désintérêt des citoyens pour la politique et donc la démocratie ? Permettez moi d'en douter.
Le désintérêt des citoyens pour la politique
Mais le désintérêt des citoyens pour la politique vient justement du fait que les idées gouvernantes ne sont pas les idées du plus grand nombre! Et que ceux qui gagnent les élections n'ont aucune difficulté de manipuler les 3-4% qui leur manquent pour gagner! C'est pour cela qu'une barre plus haute devrait agir comme un bouclier contre le "n'importe quoi" et le "bling-bling" qu'ils font passer comme du vrai... Je ne théorise pas, mais je suis un homme du terrain et je sens l'immense danger qui couve avec cette politique réactionnaire qu'ils ont fait passe en usant et abusant des trucages de la com... Si on n'agit pas tout de suite et radicalement, ce sera trop tard d'en réparer les dégâts...
Je suis d'accord sur votre
Je suis d'accord sur votre diagnostic, et pour le dire de façon très simple, sur le fait qu'une large partie des électeurs de milieux populaires ayant voté NS auraient logiquement dû voter Royal s'ils voulaient voter dans le sens de leur intérêt.
Effectivement, la com' (mais nous en faisons aussi), l'image, les discours irrationnels sur la sécurité, la perte des valeurs, etc. ont joué énormément dans notre défaite.
Pour autant :
- Je maintiens que augmenter la barre de la majorité qualifiée n'est pas une solution efficace, mais plutôt une source de nouveaux problèmes
- Je me demande, quand vous dites "les idées gouvernantes ne sont pas les idées du plus grand nombre", quelles sont les idées du plus grand nombre... Ce "grand nombre" s'exprime-t-il en dehors des suffrages ?
Est-ce que justement "penser à sa place" (car c'est un peu ce que vous faites), ce n'est pas un pire déni de démocratie que celui de rendre pragmatiques et technocratiques des décisions que ce grand nombre a au départ suscitées ? Prenons un exemple : on sait aujourd'hui assez clairement pourquoi Royal n'a pas gagné : elle n'a pas réussi à capter les votes des seniors, et NS a récupéré les voix du FN. Ces deux catégories étaient bien trop attachées aux thèmes sécuritaires, à la peur de l'autre et de façon plus générale aux idées réactionnaires que nous condamnons. Ont-ils pour autant été "manipulés" ? S'ils l'ont été c'est plutôt dans le bon sens : ils ont voté pour une ligne dure, et ont aujourd'hui au pouvoir une ligne qui reste malgré tout relativement modérée.
A mes yeux, ce qui a manqué, c'est avant tout de la pédagogie. Il fallait expliquer, encore et encore, pourquoi l'immigration n'est pas un mal, pourquoi la politique de retraites de NS était la mauvaise. Je pense qu'il s'agissait avant tout d'un manque de notre côté, le camp d'en face ayant très bien joué son rôle. Et je ne pense pas que le système électoral soit en cause.