Notions actives
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Subject: Notions actives
Bonjour,
C'est au titre de votre spécialisation en doctrine militaire que je vous adresse ce message.
Si on accorde à l'art militaire l'importance que pèse la mobilisation des moyens de toutes sortes que lui consacre la société, on souhaite que la Défense travaille pour la collectivité humaine toute entière même si elle se dit nationale. On souhaite qu'elle prenne en compte l'existence de chacun comme une priorité passant avant le système hiérarchique pyramidal classique !?
En effet celui-ci constitue la plus importante inscription dans la réalité, de la justification de la ségrégation humaine - qui, de ce fait en parait naturelle pour tous ceux qui ne cherchent pas plus loin - en créant de toutes pièces les riches et les pauvres. C'est très certainement à partir de considérations sur le pouvoir absolu et la convergence de ses techniques d'accaparement qu'est née la pyramide. Elle ne date pas d'hier et fait toujours rêver dans les chaumières ou les palais, alors qu'il s'agit d'un concept plutôt simple.
On retient que toute pensée organisatrice de la collectivité ne peut s'appuyer que sur des vues pénétrantes de celle-ci. Alors le spécialiste que vous êtes ne cherchera qu'à se nourrir des différentes branches de la connaissance et cherchera à extraire la philosophie propre à cette aventure qui est proprement humaine.
Je pars du fait que les " moyens " consacrés à la défense nationale sont justifiés par la qualité des approches des problèmes incontournables que l'on y envisage et l'efficacité des solutions que l'on choisit d'y apporter. Aussi je vous propose de réfléchir à ceci :
Des habitudes de pensée, favorisées par des intérêts partisans hérités des époques autocratiques - qui ne cessent d'être régénérées sous des formes rampantes - veulent justifier la corrélation plus qu'étroite entre les réalités socioéconomiques vécues par les personnes et " l'organisation hiérarchique " en un sens large mais bien réel. Et vous me permettrez de formuler ici que ces deux aspects s'interconsolident réciproquement et mutuellement - que le pléonasme assumé renforce mon idée - pour immobiliser l'évolution humaine.
Or l'humanité a les moyens intellectuels d'une plus grande émancipation lorsque la sensibilité qui lui correspond n'est pas oblitérée par la tragique nécessité qui s'impose de plus en plus à elle ; se trouver dans le besoin du fait imposé par l'organisation même qui devrait y parer. Car je reste persuadé que la politique de " gestion du manque " n'est que le résultat logique de la vision du monde qui y conduit. C'est un effet boule de neige très compréhensible que de manquer de tout parce que l'on cherche à s'en prémunir par dessus tout. Il s'ensuit logiquement le climat de guerre économique où l'on y vend même les personnes que l'on peut jeter ensuite de façon semblable.
Les conditions de vie des pionniers américains auraient créées les conditionnements psychologiques favorables à cette raréfaction artificielle mais incontournable, et consécutive à la doctrine dominante - issue probablement de la " réussite " du struggle for life, dirigé d'abord contre la nature et contre " les Autres ", à l'époque les tribus indiennes...- qui a su imposer l'ego-isme et l'ego -centrisme généralisés, en les promouvant au rang de " valeurs " universelles. L'orgueil prométhéen qui voyait l'homme dompter son obscurantisme face à ses créations naïves que sont les dieux de l'Olympe se trouvait réduit, une fois repris par les " nouveaux riches ", à de la fatuité, à de la grossièreté et à de l'insolence ; celles-là même qui semblent caractériser nos véritables décideurs actuels, c'est-à-dire ceux qui jouent le monde à la bourse et ceux qui servent à ceux-ci en servant à cela.
Fort de ce constat, et face à cette notion de hiérarchie qui justifie le déchirement entre les êtres, il semble naturel de s'employer à trouver des notions actives dont l'avènement profiterait à notre évolution. Si l'on admet que des gens peuvent rendre plus de service à la collectivité en se tenant à l'écart du grand jeu global qu'en se trouvant réduit à y apporter son concours, on ouvre un deuxième front. Il doit même être possible de lui donner une forme positive à l'intérieur du grand jeu !?
Subject: "Grande Idée"
Même s'il y a des raisons qui justifieraient que nous n'abordons pas les problèmes de la même façon, je crois néanmoins que vous serez sensibles à ma proposition.
MA " GRANDE IDéE " POUR RENFORCER CHEZ LES HOMMES LEURES ATTACHES à LA VALEUR HUMAINE EST DE LA DISSOCIER DE L'EFFICACITé DU TRAVAIL, MAIS PAR LE HAUT.
- 1er) Notre assujettissement aux travaux actuels, est bien plus conditionné par une rentabilité sélective en faveur de ceux qui y ont des profits exorbitants que par une (des) politique(s) globale(s) privilégiant la prise en compte des personnes et de toutes leures spécificités humaines, y compris en faveur de ceux qui auraient le plus grand "profit" à retirer de résistances argumentées.
- 2nd) Or si des Êtres ArtificielS (Ê.A.S) , par la considération qu'ils offrent aux naturels, comme par l'apport de leur professionnalisme jusque dans la recherche fondamentale et l'innovation, rendent caduque le fanatisme intégriste pour le profit, mettons les au jour !
- 3ème) Le matérialisme de la consommation qui supporte des vies de nababs de la rente, de l'entreprise, des médias spectaculaires et du sport, voire même du spectacle politique et de tous les "intermédiaires", est bien plus néfaste que le matérialisme intellectuel d'une société tournée vers l'étude et le développement des recherches de toute nature émanant de leurs membres, y compris la métacognition ; les autres façons de travailler asservissent et avilissent, les autres d'abord, puis soi-même par la suite. Ces deux espèces de matérialistes ont sans doute des façons de rêver passablement différentes.
Cordialement,
Soutchou
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