Les devoirs avant les droits

La société au service de l’homme et non pas l’inverse ou les devoirs avant les droits
Il y a une affirmation péremptoire que nous entendons sans cesse clamer sur l'ensemble de notre Territoire, une véritable ritournelle. De la crèche à la maison de retraite, quels que soient l'âge, la condition sociale ou le milieu professionnel ... on a droit. Nous sommes vraiment d'extraordinaires privilégiés d'habiter un pays ou notre seul souci est de profiter au maximum de tous les bienfaits et avantages sans avoir nullement besoin de nous préoccuper des causes génératrices.
Il ne s’agit pas de comprendre dans cette idée la renonciation aux acquis sociaux , non ce n’est pas cela , bien que le gouvernement en place souhaiterai par contre faire en sorte que ces acquis sociaux culpabilisent les français en leur expliquant qu’ils sont un frein au développement de la société , quitte même par un lavage de cerveau à les convaincre de les abandonner.
Il faut dans le concept des « Avantages acquis », qu’il y ait un nouveau niveau de conscience collectif et qui est en train d'émerger et qui conduise les soi-disant responsables à nous instruire de la réalité de la vie de façon à pouvoir activer les causes adaptées qui nous permettront de jouir pleinement des effets bénéfiques auxquels nous auront droit dans cette nouvelle société. Bien sur les partisans du NOM (Nouvel ordre mondial) font en sorte de bloquer l’émergence de ce niveau de conscience
Ce n’est pas de cela qu’il s’agit, il s’agit d’expliquer que ce concept utopique du «droit» a gravement endommagé le mode de comportement collectif car il a complètement gommé la notion de « mérite» sur laquelle était appuyé le comportement individuel. C’est aussi ce que Ségolène a tenté d’expliquer par le donnant donnant et le gagnant gagnant mais malheureusement un très petit nombre l’a compris et un très grand nombre l’a mal compris .
« on a droit » est un concept de rêve totalement erroné car il ne tient absolument pas compte d'une règle fondamentale de la manifestation énergétique, et donc de la vie, qui est la loi incontournable de « cause à effet ». Les effets générés sont toujours la conséquence de la mise en action d'une cause. Si nous déclenchons cette action consciemment ou non, il est logique et naturel que nous « ayons droit » aux effets produits qu'ils soient bénéfiques ou non. Alors l’esprit du devoir s’efface et aujourd'hui, on n'a plus besoin de « mériter » puisqu'on a droit ce qui a complètement anéanti la motivation pour aller à la recherche d'une valorisation méritée et de ce fait particulièrement épanouissante, laissant place à l'insatisfaction morose qui sévit aujourd'hui dans le ressenti collectif.
La vie sous toutes ses formes est une manifestation énergétique. Elle en a donc obligatoirement les caractéristiques dont la principale est la mouvance permanente. Il suffit pourtant de regarder la nature pour constater qu'elle est en perpétuelle mutation. Les humains n'échappent pas à cette règle: il nous est tous arrivé d'être stupéfait de constater une transformation complète chez des personnes que nous n'avons pas rencontrées pendant quelque temps. Tous les paramètres servant à l'élaboration d'un concept sont donc forcément en mutation permanente modifiant de ce fait les données de base génératrices de l'effet produit. Des conditions d'adéquation sont donc en permanence nécessaires si on ne veut pas se trouver confronté à des problèmes de dualité insolubles.
Des voix célèbres ont pourtant déjà essayé de faire passer le message, mais en vain. Je me souviens particulièrement de la colère de l'Abbé Pierre lors de l'institution du RMI attribué sans contrepartie. Il avait alors dit aux politiques: « vous n'avez rien compris. Au lieu d'aider les chômeurs à se rétablir, vous allez en fabriquer». La générosité de cet homme exceptionnel n'étant pas sujette à caution, il est bien regrettable qu'il n'ait pas été entendu ce qui aurait peut être permis à nos responsables de comprendre que l'assistanat est à l'opposé du concept d'aide sociale puisqu'il fait l'impasse totale sur la loi de cause à effet. Il est quand même anormal de voir des SDF jeunes et valides s’abandonner sur les trottoirs des grandes villes alors que l'agriculture et le bâtiment manquent de bras. Il faut même se demander si la société ne fait pas en sorte de flatter l’oisiveté de ces populations désœuvrées afin de mieux les légumiser !!!! Par ailleurs Il est également évident que la recherche exclusive et forcenée du profit au dépend de n'importe quelle cause humaine et sociale précipite la déchéance des êtres dépourvus de motivation. Une adéquation doit pourtant être possible si elle était menée avec la conviction nécessaire en commençant par instruire les gens de la réalité de la vie et des règles fondamentales qui la régissent.
Cela permettrai a ce que l’homme soit au centre de la société qu’il sente qu’il a des devoirs, dans ce cas là la société sera a son service pour faire en sorte qu’il progresse à condition qu’il le veuille qu’il en soit conscient.
En conclusion le devoir passe avant le droit et si l’homme dans cette société ressent plus des devoirs que des droits nous avancerons et là se créera un Désir d’Avenir
Nicolas Huet le 14 mai 2008

3.6
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Contribution à lire

Vous avez tout à fait raison
En résumé: trois choses :
1. Le devoir avant le droit dans notre société est la priorité à faire comprendre à "nos jeunes".
2. Mme Royal n'a pas été comprise ou plutôt elle a très bien été comprise au sein du parti mais cette notion remettait en cause un certain nombre de "dirigeants PS", c'est pourquoi il a été plus facile de se moquer du donnant-donnant plutôt que de l'expliquer au sein du parti et ainsi aux médias.
3. La droite bling-bling a tous les droits et n'a donc pas de devoirs; c'est pourquoi elle supprime les droits aux pauvres car n'en comprend pas la cause.

Sans commentaires

Je te met 5 étoiles parce qu'en domaine de droit tout le monde en demande mais quand il faut responsabiliser sur les devoirs de tout un chacun il n'y a presque plus personne.
Il y a forcément quelque chose à creuser en ce domaine.

Cordialement !!!

Eddy

Difficile,mais indispensable !

J’ai lu attentivement cette contribution qui présente ce thème de société « nos devoirs plutôt que nos droits » d’une façon originale et peu habituelle. Pour moi cela a été un peu difficile à comprendre, car très abstrait…Les notions abordées et les solutions proposées sont très nouvelles, au moins pour moi et assez prophétiques !

Ségolène royal avait déjà abordé ce problème dans ses propositions de campagne avec son « donnant-donnant » et son « gagnant-gagnant ». Cela n’a pas été toujours très explicite, ni compris, si ce n’est dans sa proposition d’aider les jeunes sans ressources par la création d’une allocation d’autonomie et d’entrée dans la vie active en contrepartie d’une obligation de formation sérieuse et d’une recherche d’emploi active et pour les étudiants d’heures de soutien auprès d’élèves en difficulté. D’après ce que je me souviens, il y avait aussi la création pour les salariés d’une sécurité sociale professionnelle avec obligation de contreparties, proposition mal reçue par beaucoup, trop habitué à recevoir, mais pas à donner…

Cette contribution « nos devoirs plutôt que nos droits » que je trouve très pertinente et qui m’a fait comprendre l’importance de ces « devoirs » pour notre épanouissement personnel, risque néanmoins de passer difficilement auprès de la majorité de nos concitoyens et risque même d’être considérée par beaucoup d’entr’eux comme réactionnaire, si ce thème de « nos devoirs plus importants que nos droits » n’est pas placé dans un contexte historique : l’évolution de notre société occidentale de 50 dernières années.

Avant les années 1968, on était tous tellement embrigadé dans une société très hiérarchisée, où l’individu au cours de sa vie avait surtout des devoirs et peu de droits. Dans l’éducation qui nous était donnée, il fallait avant tout obéir, respecter des consignes (pour les chrétiens les commandements de Dieu), suivre des règles : apprendre, travailler dur pour réussir, gagner à la sueur de son front son argent, mériter sa place ou sa réussite professionnelle, etc...Grâce à nos luttes, la société a heureusement évolué vers plus de liberté personnelle d’égalité sociale, le niveau des études et le niveau de vie ont spectaculairement augmenté , la durée du travail a diminué, on part en vacances, on a plus de temps à consacrer pour la famille, les loisirs, la culture, la vie associative, on se déplace en voiture, on communique de mieux en mieux (téléphone portable, internet…)

Malheureusement, il y a les dérives : la société de consommation et l’individualisme sont privilégiés par rapport à d’autres valeurs ; grâce à l’omniprésence de la publicité, l’individu est surtout incité à consommer, à dépenser, à satisfaire des besoins créés souvent artificiellement …

Il est vrai qu’il faut réagir politiquement maintenant à ces dérives et prendre le contrepied de ce qui est souvent revendiqué : avoir toujours plus de biens de consommation, de droits dans tous les domaines sans faire l’effort de les rendre possibles pour tous… Pour moi, ces devoirs qui devraient prendre le dessus sur les droits pour que l’homme s’épanouisse et ne se « léguminise » pas, sont aussi : se prendre en charge, réagir à la publicité et aux valeurs prônées par notre société de consommation, s’ouvrir au monde, aux valeurs de solidarité, de respect des autres et de la planète… Cela suppose aussi une réhabilitation de la morale, des valeurs citoyennes que nos responsables politiques ne respectent souvent pas.

Cette contribution « nos devoirs plutôt que nos droits » risque malheureusement de ne pas être comprise, surtout à gauche où sont encore privilégiées des revendications : ne pas toucher aux avantages sociaux acquis, avoir les mêmes possibilités que les plus riches, recevoir toujours plus, etc. Il faudra beaucoup expliquer que renoncer à certains de ces soi-disant acquis sociaux avec la nécessité de s’adapter à une nouvelle réalité mondiale et de respecter davantage nos valeurs de solidarité, d’égalité et de justice sociale est nécessaire et utile à notre propre épanouissement !

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