L'Altermondialisme comme une suite moderne du socialisme
L'Altermondialisme peut apparaitre comme une suite moderne du socialisme alors que sur bien des points le discours social démocrate souffre des maux du capitalisme
CITATION SITE ATTAC
"Le G8 s’est imposé au monde ces trente dernières années dans le rôle de directoire de la mondialisation libérale, alors que les chefs d’État et de gouvernement qui y sont présents n’ont aucun mandat démocratique pour décider de l’avenir de la planète. Il émet ainsi des recommandations sur de nombreux sujets, souvent appliquées du fait des relais qu’elles trouvent dans les Institutions financières internationales (IFI), Il a notamment de lourdes responsabilités dans la crise de la dette des pays de la périphérie que les plans d’ajustement structurel imposés par les IFI n’ont pas résolue, tandis que lui-même a refusé de mettre en place une vraie politique d’annulation globale de cette dette. Au contraire, les mesures prises ces dernières années dans le cadre du G8 n’ont été, pour l’essentiel, que des mesures « photogéniques ». De l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) aux engagements multilatéraux de 2005, les membres du G8 n’ont pas proposé autre chose que d’annuler des dettes qui, le plus souvent, n’auraient jamais été remboursées en raison d’insolvabilité. En réalité, la plupart des pays du Sud portent encore et toujours un fardeau insoutenable et subissent un véritable pillage de leurs richesses, y compris financières : en 2005, les transferts nets de capitaux du Sud vers le Nord se sont élevés à 354 milliards de dollars !
Le G8 a également tout au long de son existence promu les réformes néo-libérales qui sont à l’origine d’une explosion des inégalités et de la précarité partout dans le monde. Les déclarations du G8 préconisent en effet systématiquement des politiques de libéralisation fondées sur :
la régulation de l’économie par les marchés, notamment les marchés des capitaux,
les avantages, fiscaux en premier lieu, accordés aux entreprises transnationales dont les investissements jouissent de privilèges sans rapport avec l’intérêt du pays où ils sont réalisés,
la libéralisation du commerce international,
le désengagement des États, les privatisations et la réduction des dépenses publiques,
la remise en cause des statuts, droits et acquis sociaux des salariés.
Le bilan de l’ensemble de ces politiques est bien connu : des écarts de richesses sans précédent, une crise écologique majeure, une crise de la représentation politique grandissante…"
LES ALTERMONDIALISTES SOUHAITENT:
"1. La mise en place au niveau international :
de taxes sur les transactions de change (taxes Tobin et Spahn), ainsi que sur les marchés des actions, obligations et produits dérivés ;
de taxes sur les profits des transnationales ;
d’écotaxes, notamment sur les émissions de carbone et sur la production de déchets nucléaires. L’affectation d’une grande partie des ressources nouvelles ainsi collectées à la solidarité internationale et aux biens publics mondiaux : santé, éducation, accès à l’eau et au logement…
2. L’annulation de la dette publique des pays en développement. La restitution au budget des États d’origine des sommes détournées par les dictateurs et dirigeants corrompus, investies principalement dans les pays du G8, et qui ont contribué à l’alourdissement de la dette de leur pays. Le contrôle citoyen des fonds ainsi restitués ou provenant de l’aide publique et de l’annulation de la dette.
3. Une réforme en profondeur du FMI et de la Banque mondiale visant à modifier leurs pratiques et leurs orientations, ainsi que leur mode de fonctionnement, notamment en instaurant une représentation équilibrée des divers pays. L’incorporation réelle de ces deux institutions dans le système des Nations unies.
4. Une réforme en profondeur, par la modification de ses objectifs et principes de fonctionnement, de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et incorporation de cette institution dans le système des Nations unies.
5. L’attribution d’un pouvoir de sanction conféré à l’Organisation internationale du travail (OIT) dans le cas de violation, par un pays donné, des conventions qu’il a signées et ratifiées."
ET POUR L' EUROPE
"Les politiques de l’Union européenne doivent aujourd’hui changer radicalement en faveur d’un autre ordre social fondé sur les solidarités nationales et internationales, et d’un autre modèle de développement respectueux de l’environnement, qui intègre une redéfinition de la richesse, du travail et de la consommation."
ILS PROPOSENT DONC:
1. L’abandon du pacte de stabilité au profit de règles plus souples, modulées en fonction de la conjoncture économique.
2. La création de taxes européennes (taxe globale sur les opérations financières et écotaxes) pour augmenter le budget de l’UE de façon substantielle afin de financer les fonds structurels bénéficiant principalement aux douze nouveaux entrants ;
3.Un processus de convergence sociale ;
4.La recherche et les projets d’infrastructures européennes ;
5.La réparation et la prévention des dégâts écologiques.
6. L’interdiction des flux financiers entre l’UE et les paradis fiscaux et la levée généralisée du secret bancaire dans l’UE et dans les autres pays européens avec lesquels elle a conclu des accords de libre-échange.
7. L’instauration, dans tous les pays de l’UE, d’un salaire minimum calculé en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) par habitant
8. Une initiative européenne en faveur d’une nouvelle génération de traités bilatéraux fondés sur les principes de solidarité, de cohésion sociale et de respect de l’environnement.
9. Le droit de vote aux étrangers non communautaires, à partir d’une période de résidence à déterminer."
Ces propositions de bons sens devraient être intégrées au projet que nous préparons
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