Inégalités devant l'accès aux soins
Premiers résultats de l'Enquête Santé Protection Sociale 2006
L'I.R.D.E.S (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) vient de présenter le 8 avril les premières exploitations de l'enquête Santé Protection Sociale 2006 (ESPS 2006),
Tous les deux ans, l'E.S.P.S (l’Enquête Santé Protection Sociale) dresse un tableau de l'état de santé, des soins et de la protection sociale de la population de France métropolitaine selon ses caractéristiques sociales.
L'enquête 2006 montre une nouvelle fois le fort gradient social des statistiques de santé :
• ce sont les ménages dont les revenus sont les plus faibles (chômeurs, ouvriers, employés du commerce...) qui déclarent à la fois un plus mauvais état de santé, les taux de couverture en complémentaire santé les plus bas et le plus de renoncements aux soins.
• à l'inverse, les ménages bénéficiant des revenus les plus élevés, les cadres notamment, se déclarent en meilleure santé et bénéficient d'un accès plus facile et relativement moins cher à la complémentaire santé, notamment par l'intermédiaire de leur entreprise.
Pour la première fois, l'enquête permet de calculer le taux d'effort des ménages pour s'offrir une complémentaire santé. Il varie ainsi de 10 % pour les ménages les plus pauvres à 3 % pour les ménages les plus riches, sachant que les premiers, pour un taux d'effort trois fois plus élevé, bénéficient de contrats offrant des garanties inférieures à ceux des seconds.
En moyenne,
• 7 % des Français déclarent ne pas avoir de couverture maladie complémentaire
• 14 % avoir renoncé à des soins (majoritairement les soins dentaires) pour des raisons financières au cours des douze derniers mois.
L'optique et les soins de spécialistes sont également cités. Plus d'une fois sur cinq, ce renoncement est définitif.
Au total, malgré l'existence de la C.M.U C (Couverture Maladie Universelle complémentaire) et le chèque santé, l'accès à la couverture complémentaire santé reste très inégal en France.
L’E.S.P.S 2006 permet également de tirer un premier bilan de la réforme du médecin traitant. Environ 5 % des assurés se montrent réfractaires au dispositif, le reste n'ayant pas encore eu, au moment de l'enquête, l'occasion de consulter. Le nouveau dispositif est considéré comme obligatoire par beaucoup et le médecin traitant se substitue très souvent au schéma informel du médecin de famille.
L'édition 2008 de l'enquête qui vient d’être lancée permettra notamment de faire le point sur l'impact des franchises de soins en vigueur depuis janvier. Affaire à suivre...
Pour consulter le Dossier de presse et le "Questions d'économie de la Santé" IRDES n° 131. d’avril 2008 :
http://www.irdes.fr/EspacePresse/CommuniquesDePresse/ComPresseAutre/Doss...
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L'égalité des soins pour tous, doit...
...entrer en vigueur, par un changement de mentalité de la part des médecins et de discours de la part des politiques! C'est à dire, non pas inverser les rôle en disant qu'un pauvre doit être mieux soigné qu'un riche, NON! Tout simplement en faisant respecter les droits de chacun, pour l'accès aux soins, et que les mutuelles extérieures aux mutuelles d'entreprises, ou à la CMU, c'est à dire payantes, baissent leurs prix pour les personnes les plus nécessiteuses, ou ayant un petit salaire, en se basant sur les revenus qu'elles perçoivent. Car finalement, dans ce domaine qu'est la santé, ceux qui consomment le plus, sont les familles les plus pauvres, car bizarrement plus nombreuses. Les mutuelles payantes et indépendantes de celles des entreprises, et même de la CMU, seront plus gagnantes a prendre des gens pauvres ou ayant un petit salaire, car ils prendront une mutuelle en plus grand nombre, grâce a un prix attractif. J'écris ça, mais je suis contre les mutuelles indépendantes. Je pense que les mutuelles d'entreprises, et la CMU, sont préférables, mais il faut aussi penser autrement, et trouver aussi d'autres solutions!
En ce qui concerne la CMU, je trouve ce système très bien, mais les dérives sont nombreuses, que ce soit du coté du bénéficiaire, que du coté des professionnels de la santé, car la CMU, est souvent donnée à des gens dans le besoin, et qui sont étrangers, sachant très peu lire et écrire le français, et là se pose un problème de taille que la répression des fraudes néglige et c'est dommage car, c'est non seulement du gaspillage, mais du vol de la part de certains praticiens de santé.
Je voudrais parler en l'occurrence d'un cas précis et que j'ai vu. Une orthophoniste, prenait un enfant dont les parents étaient cap-verdien pour des séances d'orthophonie, 3 fois par semaine, ce qui faisait au total, 12 séances/mois. Comme elle n'était pas très honnête, elle en facturait 20 ou 25 pour le mois, et ceci tous les mois. Elle faisait ça avec tous les étrangers qui venaient dans son cabinet, et comme ils ne savaient pas très bien lire, et en particulier leurs relevés de la sécu, et bien elle en profitait. Est-ce normal? NON, bien entendu! En 1 mot, il faudrait noter sur 1 carnet toutes les visites chez les praticiens que l'on fait. Alors pour que tout le monde soit bien soigné, il faut changer la mentalité des médecins, afin qu'ils considèrent leurs patients qui ont la CMU, ou plutôt qu'ils ne rechignent pas trop quand ils doivent soigner un patients qui en est bénéficiaire, il faut que les professionnels de santé soient honnêtes, que les patients ne se fassent pas prescrire plus de médicaments qu'il ne faut, que les mutuelles indépendantes baissent leurs prix vis-vis de ceux qui sont dans le besoin, que la répression des fraudes ou que les contrôleurs de la sécurité social fassent bien leurs contrôles contres les abus en tous genres... et ça ira mieux.
Il y a une prise de conscience et de responsabilité qui est nécessaire et que tout le monde doit prendre, et surtout comprendre. Cela s'appelle avoir du sens civique, tout simplement.
ACCES aux SOINS . Quel Service Public ?
Actusos Normandie
Inégalités de l'accès aux soins ! :"il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade" . Il est clair que l'accès aux soins est un sujet de premier plan pour la solidarité nationale.Il est assez clair aussi que les ressources collectives disponibles ne sont pas sans limites.
Le "politique" ne devrait-il pas en premier lieu dire ce que devrait être " le service public d'accès aux soins" auquel tout citoyen devrait pouvoir accéder et qui devra donc être financé selon des modalités "publiques", en dehors du secteur "marchand"! Ce n'est pas la grande réforme de l'hôpital, particulièrement d'actualité, qui va traiter de cette question.
Ce commentaire d'un non PS qui voudrait bien savoir si ce sujet est un thème du congrés
qui pourrait être utile aux français ?