faire évoluer le vocabulaire : parler de prise de risque à encourager,"pauvres" & "riches" sont des notions compliquées
Traditionnellement on oppose, et N$ est champion dans cet exercice, les populations selon leur Catégorie Socio-Professionnelles :
à la hache, jouant sur les émiges d'Epinal éculées, on suggère que les fonctionnaires sont des fainéants, les artisans et les commerçants des fraudeurs, les paysans des subventionnés, les toubibs des nantis, etc...
La nouvelle frontière n'est plus là, on en revient toujours à la barrière entre les petits et les gros. Les petits commerçants comme les petits entrepreneurs sont plus proches des salariés que des patrons affiliés medef, dont beaucoup viennent de la haute-fonction publique d'ailleurs.
Apprendre à effacer , à dépasser ces visions négatives qui nous divisent inutilement, qui permettent aux gros de diviser pour mieux régner est un enjeu majeur. Montrer, démontrer que le contexte a changé est indispensable.
Dans cette perspective, on ne peut plus se permettre de dire qu'on est riche à plus de 4000€, parce que même si cela peut choquer le smicard ou le chômeur, la frontière n'est pas là : la frontière n'est pas entre 1000 et 4000 € (et pour faire vivre combien de personnes???).
Elle est entre les chômeurs, le salariat ou les revenus bas ET moyens d'un coté, et des stocksoptions, des spéculations, des golden parachute et de l'impunité de l'autre. Elle est entre la précarité, l'insécurité d'un coté, et le no-risk de l'autre. Tout salarié, tout petit commerçant, tout petit entrepreneur doit se rappeler qu'il est un chômeur en puissance.
L'actualité met en lumière ce qui rapproche les petits : salariés sur le carreau après une fermeture de site, petit commerçant menacé par les grandes surfaces, avocat de la ville moyenne dont le tribunal ferme..., même combat! Tous unis par le fait d'être mis sur le grill... Rendre tout le monde inquiet, déstabiliser, et prendre le pari que cela favorisera l'initiative... Faut-il encore parler des petits et des gros, ou bien plutôt parler des "sécurisés" et des "insécurisés"?
Ne peut -on pas se demander si , autour d'une même moyenne, ce qui différencie la droite de la gauche, c'est l'écart-type. Ou bien , dit d'une autre manière, la droite s'intéresserait plus à la moyenne, et la gauche à la médiane... Dire qu'on va augmenter le PIB par tête en moyenne oui, mais combien de tête au-dessus, et combien en dessous?
Oui, vivre est dangereux par nature, mais l'inégalité est face à la prise de risque
Ségolène Royal expose bien cette notion forte de "sécurité". Faut-il mettre en avant la notion de sécurité, ou valoriser l'expression duale de "prise de risque"?
En tout cas l'audience du PS doit impérativement s'élargir aux paysans, petits commerçants et entrepreneurs... eviter la vision d'un "parti de fonctionnaire", même si on ne doit pas avoir honte de ce mot bien entendu!
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