dépénaliser les drogues douces

Il faut reconnaître les réalités médicales et sortir de la logique de la loi de 1970 : le cannabis n'a rien à voir avec les drogues dures.

On pourrait :
- Dépénaliser son usage
- Limiter les sanctions au traffic à des mesures financières drastiques (les seules efficaces)
- Enfin et surtout généraliser la prévention, en particulier auprès des jeunes.

Sur un sujet voisin, il y a urgence à prendre la mesure du fléau que constitue l'alcool en France (45.000 morts par an), et à développer la prévention, à réglementer strictement la vente, et donner les moyens en matière de soins.

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Les pouvoirs publics doivent protéger les populations.

Protèger surtout la jeunesse qui n'a pas le discernement nécessaire !
L'alcoolisme est un fléau, oui, comment y remédier ?
Mais si la peste est néfaste, ceci n'autorise pas à répandre le choléra. Toutes les drogues sont dangereuses, surtout avec le risque de l'escalade.
La démocratie, ça n'est pas tout permettre, mais protéger les gens le plus possible.

Souvenez-vous le livre, "Suicide mode d'emploi" qu'une gauche d'idéologues livresques, que je dirais, moi, imbéciles, a autorisé à la vente au nom de je ne sais quelle liberté ? Un certain nombre de jeunes y ont trouvé la mort et le livre a dû être retiré de la vente.

Pourquoi au nom de la liberté, ne pas aussi mettre en vente libre les armes lègères, comme aux USA, sous prétexte que ça n'est rien à côté des armes de destruction massive?
C'est une image, mais bon, il faut garder bon sens, et comprendre que la liberté doit s'arrêter où il y a danger pour les gens!
Pour autant, revoir le problème de l'alcool et du tabac aussi n'est pas à exclure. Mais ne jamais laisser croire à la jeunesse que les drogues, "légères" ou pas, sont banales!

drogues douces

Je suis moi-même malade alcoolique, abstinent depuis maintenant trois ans et quelques mois, et je ne fume plus de cannabis depuis longtemps. Je dis bien malade alcoolique car il faut discerner ivrogne et alcoolique : un ivrogne est une personne qui boit trop mais qui n’a, tout au plus, qu’une dépendance psychologique à l’alcool. Un alcoolique ne peut pas se passer de sa dose quotidienne sans une aide médicale (cure de désintoxication) car son organisme assimile différemment l’alcool qu’une personne « normale ». C’est un peu comme une allergie : certains le sont, d’autre non. Cela ne veut pas dire que l’alcool fait moins de ravage chez un ivrogne que chez un alcoolique, la cirrhose et la dégénérescence des neurones les guettent tous les deux. Psychiatres et toxicologues vous le confirmeront.
Quant au cannabis, arrêtons là l’hypocrisie. C’est une drogue, certes, mais sans commune mesure avec l’alcool qui, je le répète, est pour certains (relativement nombreux en France) une drogue dure. Est-il nécessaire de rappeler que le cannabis ne rend pas violent et n’est la cause d’aucun drame familiale (femmes battues ; enfants maltraités …). C’est l’alcool et autres drogues dures qui sont généralement la cause des violences urbaines et des accidents de la circulation. Le cannabis est une drogue que l’on peut qualifier de « paisible ». Il calme, est un anti-dépresseur léger. De plus il ne crée pas de dépendance physique. J’ai moi-même été un très gros consommateur de cannabis jusqu’à l’age de 25 an et j’ai arrêté du jour au lendemain sans aucun problème : Aucun signe de manque, aucune nervosité, tremblements…La soi-disant dépendance au cannabis n’est que psychologique (et dans certains milieux, ça fait bien de dire «,’ je suis accro »). Relevons aussi et surtout que, jusqu’à preuve du contraire, on peut faire une overdose d’alcool (coma éthylique) pouvant entraîner une mort violente, ce qui n’est pas le cas avec le cannabis.
Voyons maintenant l’aspect économique de la chose. Admettons que le cannabis soit une régie d’état. Non seulement cela stopperait net tous les problèmes liés à son trafic qui, de plus, est un marché parralele qui génère plusieurs centaines de millions d’euros. Mais en plus, cela crérait des emplois ( production, transformation, distribution) qui seraient légaux. Les « dealers » paieraient des impôts sur le revenu, l’état toucherait sa part (régie d’état), et le hashish serait de meilleure qualité car il ne serait pas « coupé » avec des produits plus nocifs que lui.
Pour conclure, je vous renvois à la chanson « l’apologie » du groupe français Matmatah, et je répète que l’on peu mourir d’une overdose d’alcool, pas de cannabis, et ceci est aussi valable pour le vin et la bière.

une "erreur" ne doit pas en justifier une autre

Gardons-nous des amalgames globaux...

Ce n'est pas parce que l'état n'est pas net sur l'alcool que cela doit justifier de ne pas l'être ailleurs. Une ânerie ou une incohérence ne doit pas permettre d'en excuser une autre.

Ce n'est pas de plus le genre de proposition susceptible de rallier la majorité des Français...A l'heure de la lutte contre l'alcool au volant et à la baisse des accidents, c'est même plutôt malheureux!

il ne faut pas l'oublier, pour être élu, il faut obtenir une majorité

Boire un verre à table ou être alcoolique, il y a un fossé

Un verre de vin en mangeant, est-ce dangereux ? Il est donc difficile d'interdire l'alcool, en tant que boisson de table. Pour le reste, l'alcool dans les lieux publics à une heure tardive, sans doute.
Pour le canabis, je ne sais si le risque de la dépendance et de l'escalade est plus réelle, il me semblerait que oui...Puis, dans la continuité pour les trafiquants qui exploiteraient une généralisation, il y a l'héroïne...
Mais prôner la dépénalisation du canabis, ce serait à mon avis une faute de stratégie politique grave. On imagine l'exploitation qu'en ferait la droite!

la belle histoire

L'acharnement à réprimer le cannabis n'a d'égal que le laxisme des pouvoirs publics en matière d'alcool. Cette incohérence ne s'explique nullement par les nocivités respectives de ces produits. On sait que l'alcool tue 45.000 personnes par an en France, et que son addiction est aussi sévère que celle d'une drogue dure. Mais l'alcool bénéficie de relais économiques puissants, pour ses producteurs comme pour ses distributeurs. Alors que le cannabis est marqué du sceau infamant "jeunes de banlieue" qui lui vaut un traitement médiatique qui confine parfois au délire.

tout à fait

Le témoignage de Serge rejoint ce que j'ai pu comme beaucoup observer dans mon entourage.
Il rappelle des réalités médicales qui ne sont pas contestées.
La criminalisation du cannabis est d'autant plus incompréhensible que la France se signale par ses indulgences envers les producteurs et vendeurs d'alcool, substance qui a pourtant toutes les caractérisitiques d'une drogue dure.

Je crois qu'il faut

Je crois qu'il faut dépénaliser les drogues douces, pourquoi les interdire? Le vin et des alcools bien plus fort comme le wisky sont bien autorisé! Sérieusement, je ne vois pas le mal. Entendons nous bien; nous parlons de drogues douces!

Pas d'accord avec vos avis personnels

Le cannabis reste une substance psycho-active toute aussi dangeureuse que les autres. Il n'y a pas de douceur dans ce monde là comme dans celui des autres drogues.
J'appelle surtout à l'information et à la prévention en rappelant tous les risques liés à ces consommations. Effectivement les conséquences sont différentes, la dépendance est plus ou ou moins rapide mais elles restent toutes un frein à l'évolution de l'Etre.

Pour infos à ceux qui doutent encore du savoir médical :
http://www.drogues-dependance.fr/

J'espère que les représentants des partis sont conscients et informés à ce sujet afin de ne pas continuer à endormir les consciences en instaurant des lois en contradiction avec leurs véritables valeurs et leur finalité : l'épanouissement de l'être humain.

*Dans l'intérêt de la prévention, le lien a été conservé. Merci d'éviter les liens externes dans vos futures contributions, ils sont contraires à la Charte de modération.*

prévention oui, pénalisation non

Tout le monde est d'accord pour agir "dans l'intérêt de la prévention". La question est d'avoir une politique de santé publique et une législation honnête et efficace.
Or, ce n'est pas le cas.

Alcool : dépendance sévère, comme les autres drogues dures, nécessitant des cures de désintoxication; 45.000 morts pas an en France, en vente libre à partir de 16 ans, jusque dans les stations services.

Cannabis : tombe sous le coup de la loi de 1970 avec les autres drogues, avec des peines de prison ferme pour les vendeurs et parfois les consommateurs.

On ne lutterait pas efficacement contre l'alcoolisme par la prohibition.

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