CRISE DE SOCIETE, CRISE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DES UNIVERSITES
CRISE DE SOCIETE, CRISE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DES UNIVERSITES
Repenser les fondements d’un système public, plutôt que d’arbitrer le triangle des Bermudes du conflit pédagogique
Un triangle terrible met face à face la société et sa demande d’éducation et de réussite sociale, les mondes enseignants et leurs syndicats, les gouvernements successifs qui ne parviennent pas à satisfaire conjointement les uns et les autres et qui réussissent parfaitement bien à décevoir tout le monde. Les débats s’enlisent autour de questions de programmes trop vite abandonnés, de lecture globale accusée de tous les maux qui affectent la lecture, de calcul mental qui se perd et d’orthographe qui régresse. Les uns se prévalent de professionnalisme de pédagogues, les autres de leurs inquiétudes légitimes de parents, les gouvernants veulent au pire minimiser les coûts, au mieux empêcher que l’ensemble du système ne se bloque pour de bon. Ce qui est alors perdu, c’est l’ambition même qu’une société se donne en se prévalant d’une éducation nationale et d’universités publiques et d’une recherche publique.
Cette qualification de publique n’engage pas seulement celle de service public, mais avant tout l’idée que la formation des individus et les productions de savoir sont des investissements publics qui visent à enrichir la nation comme collectif public. L’éducation est nationale, parce qu’elle vise non seulement à ce que chaque individu reçoive ce qui lui revient en toute égalité des chances, qu’elle répond ainsi à la notion de droit créance de la collectivité envers ses enfants et ses jeunes, aujourd’hui envers chacun des individus qui la composent, mais encore, parce qu’elle est supposée produire la richesse de la nation en élevant son niveau, intellectuel, moral, culturel, scientifique et technique, gage d’une capacité de chacun à produire dans tous les secteurs de la société des richesses de tout ordre.
L’éducation nationale est ainsi un investissement public qui ne se pense pas sans retour sur investissement. Elle est nouée à l’idée que le progrès de chacun fabrique le progrès de tous, elle doit préparer une société de la connaissance considérée comme un gage de prospérité et de liberté individuelle et collective.
Or, à l’heure où cette notion de société de la connaissance souligne la nécessité pour chacun, et pour la société dans son ensemble de pouvoir accéder, savoir faire usage, voire produire les savoirs qui circulent dans une société globalisée, on assiste en France à une grave crise de confiance dans le système scolaire et universitaire, parfois à tord mais souvent à raison.
Une grave crise sociale et de société s’exprime dans le système scolaire et universitaire
Les symptômes de cette crise ne manquent pas et touchent tous les mondes sociaux et culturels à tous les niveaux. Dans les cités en crise, l’école qui brûle est le symptôme d’un échec pour la société à faire de l’école le lieu d’une espérance légitime et d’une justice à venir. L’école loin d’incarner un horizon d’attente positif d’égalisation des positions sociales et de distribution des savoirs, incarne le lieu où s’institutionnalise l’exclusion des plus défavorisés. Dans le monde rural, des établissements publics ferment quand les établissements privés refusent des élèves, y compris au niveau le plus local. L’école de village n’est plus perçue comme un gage de vie locale mais comme un risque patent à ne pas avoir le niveau pour réussir au collège. En ville, la question de la sectorisation focalise les mêmes questionnements. La discontinuité territoriale des niveaux, des moyens, des taux d’échecs et de réussite aux examens nationaux et aux évaluations nationales, est telle que l’éducation nationale est elle même devenue un vaste marché de la réussite où tous les établissements sont en concurrences les uns avec les autres, puisque le public ne peut plus faire croire à une véritable égalité des chances. Dans ce vaste marché, les évaluations confondent désormais établissements publics et établissements privés.
La ségrégation urbaine nouée à la dure loi du marché foncier et immobilier, a disloqué le principe même de l’éducation nationale sans qu’aucun correctif de moyens ou de pédagogie n’ait réussit à ramener cette égalité au fondement même de la possibilité d’une confiance dans le système éducatif.
Plus que jamais il vaut mieux naître à Paris dans le 5e arrondissement plutôt que dans le 18 e, dans une ville moyenne plutôt que dans une zone rurale ou une très grande ville, au centre plutôt qu’en périphérie, dans des quartiers riches plutôt que dans des quartiers pauvres. Non seulement le scandale de l’héritage social n’a pas été mieux contrôlé depuis la dénonciation qu’en avait faite Pierre Bourdieu, mais les écarts sociaux et culturels ne cessent de se creuser en adéquation avec le capital et le capital culturel dont chacun dispose à la naissance.
L’appauvrissement des plus pauvres se traduit par une montée de l’illettrisme, des difficultés à calculer, une langue appauvrie, une orthographe inexistante, une syntaxe faible, un vocabulaire de plus en plus réduit. Cet appauvrissement des plus pauvres, appauvrit la collectivité, appauvrit la langue nationale, appauvrit l’outil fondateur de toute émancipation individuelle et collective.
Face à cette crise qui s’approfondit, le ministère de l’éducation nationale, les corps enseignants et universitaires, les syndicats enseignants semblent prisonniers de modes gestionnaires qui ont été protecteurs et efficaces en leur temps mais qui aujourd’hui apparaissent comme autant d’obstacles à l’intérêt commun. Les jeunes enseignants formés d’une manière coûteuse à l’université puis à l’IUFM sont eux-mêmes les premières victimes de cette ségrégation sociale urbaine et scolaire. Ils sont systématiquement affectés sur les postes les plus difficiles, ceux où cette crise se traduit par des niveaux de violence à l’école particulièrement élevés, l’indiscipline constante, des gestions parfois très éloignées des idéaux démocratiques qui pouvaient les avoir guidé dans leur choix de carrière. Dégoûtés, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir changer de métier et ce de plus en plus rapidement. A l’université, les premiers cycles déterminants pour la réussite sont abandonnés des professeurs, donnant le sentiment qu’ils ne cherchent plus à former l’ensemble des cohortes d’étudiants mais qu’ils attendent passivement une sorte de sélection naturelle des meilleurs qui seuls bénéficieront d’une véritable formation de niveau universitaire. Cet abandon est une fois de plus un abandon des moins dotés sur le plan social et culturel, la contradiction entre un accès au bac généralisé et une formation universitaire dégradée augmente les niveaux de frustration et la confiance que l’on peut même accorder à la notion « d’études ». Ici encore ce sont les logiques du marché qui l’emportent, l’université n’est que rarement préférée à la grande école ou au BTS non pas seulement pour des raisons de débouchés comme on l’entend dire trop souvent, mais pour ces raisons de frustration. Etre étudiant ce n’est pas aujourd’hui avoir fait le choix de l’étude contre la rentabilité économique immédiate, c’est devoir faire face à un vide de formation, d’encadrement, et à un grand doute.
Dans cette crise, les enseignants et enseignants chercheurs sont eux mêmes en crise. En témoignent leur difficulté à être de véritables interlocuteurs avec les parents d’élève trop souvent vécus comme menaçant, de véritables interlocuteurs avec les étudiants en particulier au moment des grèves liées au vote et à l’application de la loi LRU. En témoignent encore leur difficulté à penser des alternatives aux offensives de la droite autrement que sous la forme conservatrice du « sauvons l’université, ou sauvons la recherche » qui ne proposent que des formes de survie quand il s’agit de s’atteler à réinventer la vie.
Cette crise enfin conduit à ne plus pouvoir faire de l’école le lieu d’une transmission de valeurs collectives. Ici aussi la discontinuité territoriale est la règle, on ne peut enseigner partout aujourd’hui de la même manière l’esclavage et les traites négrières, l’extermination nazie ou la guerre d’Algérie… Quand à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, elle n’est plus vraiment enseignée, juste évoquée comme un texte symbolique.
Une droite au pouvoir qui triche avec l’avenir
La droite actuelle prétend résoudre la crise de confiance en proposant de nouvelles formules pédagogiques qui sont celles qui avaient fait leur preuve pour faire d’un fils de paysan du Béarn, un professeur au collège de France. Elles ont été critiquées amendées et il est probable qu’elles puissent in fine faire consensus. Peut-être cela permettra-t-il momentanément de sortir du triangle des Bermudes pour saisir où peut se situer le clivage gauche/droite, certainement pas dans l’exigence d’une bonne maîtrise du français et du calcul à la sortie de l’école primaire. Ce clivage est bien dans le renoncement même à l’école publique dans ses principes enaffirmant la nécessité de ne plus investir dans ce qui ne serait pas immédiatement rentable, c’est-à-dire immédiatement retraduit dans l’emploi auquel serait supposé aboutir le système éducatif. C’est confondre l’idéal des écoles patronales paternalistes et aliénantes des bassins industriels du XIXe siècle et l’idée même d’éducation nationale. Il s’agit bien sur de pouvoir trouver un emploi, mais attention à ne pas confondre l’intérêt de l’employeur qui voudrait ne plus avoir à former son employé et celui de l’employé qui lui doit pouvoir rester flexible. Les formations doivent viser la plus grande ouverture, les plus grandes aptitudes à la curiosité et à l’adaptation à divers mondes du travail encore même inconnus. Une licence d’histoire en Grande-Bretagne ne peut pas conduire à être employé comme trader mais tout à fait comme excellent employé de banque. Pourquoi en France faudrait-il avoir décidé à 20 ans qu’on travaillerait dans le secteur bancaire sinon pour satisfaire une demande inadéquate à notre époque, celle d’employés qui n’auraient pas acquis dans leurs études les moyens de changer de secteur d’emploi ?
En voulant rendre rentables les enseignements optionnels, en voulant rendre ringards l’enseignement des humanités, la droit triche avec l’avenir de la société et avec la liberté de chacun. En réservant certains avoirs à une élite sociale dominante, elle creuse volontairement des écarts sociaux en termes de capital culturel, elle dévalorise l’aspiration au savoir, au profit de la seule aspiration à la formation professionnelle. Ce faisant elle transforme l’école en antichambre de la chambre de commerce au lieu d’en faire un outil au service de tous pour cette fameuse société de la connaissance.
Cette volonté de creuser les écarts sociaux s’exprime à tous les niveaux. Dans le primaire du fait de la suppression de deux heures hebdomadaires d’enseignement qui seront prises sur le sport, les langues étrangères, l’informatique, les humanités et les sciences. L’écart de capital culturel à la fin du primaire sera donc augmenté. Mais l’écart dans les niveaux de confiance en soi également puisque les enfants seront classés ? Certains iront en vacances tranquillement les autres devront dire merci pour des stages de rattrapage scolaire. L’intériorisation des moindres compétences, et donc de la justesse des stratifications sociales ne peut pas trouver un outil plus pervers.
Dans le secondaire par la suppression des options artistiques et de langues anciennes ou rares, mais surtout par la suppression des concours nationaux de recrutement des enseignants Capes et agrégation. La discontinuité territoriale ne pourra aller qu’en augmentant. Dans le supérieur en ne précisant jamais les exigences communes des universités désormais autonomes mais pouvant décider pour des raisons de financement locaux de répondre effectivement aux demandes des chambres de commerce et de supprimer certains secteurs d’enseignement comme la philosophie, les lettres classiques ou même l’histoire, nous ne dirons rien de l’anthropologie ou de l’archéologie ce sont des gros mots.
Ces différentes manières d’envisager de fausses solutions à de vraies questions de fond conduiront à augmenter la conception libérale d’un marché de l’éducation, en lieu et place du droit créance à l’éducation nationale.
Face à une telle situation, les socialistes doivent prendre leur responsabilité
Pour prétendre avoir un programme socialiste sur cette question de l’éducation nationale et des universités, il convient de réaffirmer la fonction sociale d’une éducation nationale, distincte à la fois de l’instruction publique et de l’instruction privée.
L’instruction publique ne serait que du côté du droit créance et de la formation individuelle sans prétendre à un quelconque retour sur investissement en termes de lien social et d’unité nationale. L’instruction privée renonce, et au droit créance et à la fabrique du lien social et de l’unité nationale. Elle n’a aujourd’hui comme visée que la logique de la concurrence économique, ou celle d’un écart avec l’idée d’une transmission de valeurs communes à toute une société. C’est alors la logique des écoles confessionnelles. Pour prétendre défendre l’école gratuite, laïque, et obligatoire, il faut se donner moyens de refonder un humanisme critique, de refonder une continuité territoriale des savoirs, des pratiques et des niveaux.
Refonder l’humanisme critique : penser les conditions d’une éducation émancipatrice, affermir les exigences d’une société de la connaissance
Un programme socialiste pour l’éducation nationale doit viser l’émancipation, contre les objectifs aliénants d’une formation soumise à la seule loi du marché de l’emploi.
Cette émancipation suppose que la personne éduquée puisse exercer un esprit critique sur tous les secteurs auxquels elle sera confrontée. Nous pensons que non seulement il faut maintenir les humanités (littérature, histoire, philosophie) au fondement de l’éducation nationale telle que nous la défendons ,mais qu’il faut en plus que le droit et l’économie fassent partie du tronc commun de la formation générale.
S’il ne s’agit pas d’être de plus en plus exigeant avec des enfants et des jeunes sous pression pour passer des concours très jeunes, il s’agit d’être ambitieux pour la liberté de penser, d’agir et de considérer que ces disciplines fondent effectivement non seulement ces libertés mais le lien social. Celui-ci ne peut reposer que sur le partage d’un même humanisme critique qui aujourd’hui est à refonder. Là où la droite nous parle d’identité nationale, le socialisme doit ouvrir sur le village global et penser créolisation, métissage, circulation qui permettront de concevoir à nouveau la place de chacun et de chacun des peuples dans l’unité du genre humain. Les Lumières, la Révolution française, les programmes des résistances européennes, n’ont rien d’obsolètes quand il s’agit de réfléchir à nouveau frais les principes qui doivent pouvoir faire obstacle à l’immonde.
La place de la formation professionnelle
Si chaque personne doit être dotée des outils qui lui permettront d’acquérir une formation professionnelle, que ce soit vers le secteur agricole et du vivant, vers l’industrie ou les services, cette formation ne doit pas être prise en charge par le seul système scolaire et universitaire, mais aussi par l’employeur. Les diplômes n’ont pas à être immédiatement professionnels mais doivent pouvoir déboucher sur des formations professionnelles qui seraient financées par les chambres professionnelles dans des instituts professionnalisés. On y accéderait à divers niveaux, en fonction du niveau d’études générales entreprises.
Il faut de ce fait , dans l’enseignement supérieur et la recherche, contre de pures logiques thématiques liées immédiatement à la demande sociale et économique, maintenir les logiques disciplinaires et la recherche fondamentale.
Rétablir une éducation vraiment nationale, l’exigence de la continuité territoriale de la qualité
Rendre possible l’allongement d’une formation initiale revalorisée
Pour que chacun dispose d’un niveau satisfaisant en Français, en Anglais, en Maths et en informatique à l’issue de la scolarité primaire et du premier cycle, il faudrait revaloriser les contenus des programmes. Mais pour ne perdre personne en route, il faut pouvoir faire varier les rythmes d’acquisition. La scolarité de premier cycle s’achèverait entre 13 et 15 ans en fonction des rythmes, mais chacun sortirait avec un niveau analogue de cette étape de la scolarité. Le concept d’éducation tout au long de la vie conduit à répartir sur toute la vie les acquisitions nécessaires à cette vie. Pourquoi ne pas commencer dès l’enfance ? Il s’agit ainsi de sortir du cercle vicieux de l’allègement systématique des contenus compte tenu du temps imparti pour les acquérir. Allonger le temps scolaire de la formation initiale primaire et du premier cycle de l’enseignement secondaire, permettrait à chaque enfant de trouver son rythme pour apprendre non pas un minimum de connaissances communes, mais un niveau exigeant sur les disciplines fondamentales qui lui permettront ensuite de poursuivre ses études secondaires en fonction d’une orientation choisie et réfléchie. Dans la mesure où la notion de limite d’âge pour accéder à certaines formations et certains concours est considérée aujourd’hui en Europe comme discriminatoire, cet allongement n’est pas en soi un handicap, s’il est réellement gage d’une meilleure formation de base et d’une plus grande souplesse dans les rythmes d’acquisition.
Il convient également dans le même esprit de repenser le premier cycle des études supérieures qui constitue souvent aujourd’hui une dépense en pure perte, du fait du manque de suivi des étudiants.
Il convient pour ce faire, de ne plus faire des locaux scolaires (universitaires), l’alpha et l’omega des structures de classe ou d’étude et de prendre exemple sur le modèle finlandais, de manière à offrir à chaque enfant la structure qui le fera le plus progresser et le plus apprécier l’accès au savoir. Il faut enfin généraliser les expériences qui ont fait leur preuve dans l’innovation pédagogique au lieu d’en faire des expériences sans lendemain parce que trop chères.
Enfin il ne faut plus tricher avec l’enseignement des langues, de l’informatique, de la recherche documentaire, dès le plus jeune âge et tout au long des études y compris à l’université.
Un enjeu interministériel
Cependant aucun moyen pédagogique ne pourra corriger les inégalités urbaines, venir à bout des processus de ghettos de riches ou de pauvres. Il faut donc que l’éducation nationale devienne un enjeu interministériel rattaché au premier ministre, au ministère de la ville, et en relation avec les interlocuteurs chargés par les villes, les département et les régions de construire et d’entretenir les écoles et établissements scolaires, pour une véritable rénovation concertée du parc scolaire associée aux moyens d’encadrement pédagogique décidés.
En effet il ne s’agit pas de construire des écoles simplement plus nombreuses, il faut aussi qu’elles soient mieux adaptées à une pédagogie plus efficace, en petits groupes et à un suivi individualisé des enfants, ce qui suppose d’offrir aussi des locaux de travail aux enseignants.
Maintenir les concours nationaux, même s’ils peuvent être rénovés
Il convient enfin de maintenir les concours nationaux de recrutement des enseignants même s’ils peuvent être rénovés. Il convient même de généraliser ce principe au supérieur et d’inventer une nouvelle manière d’organiser le mouvement des enseignants, de manière à donner le temps aux plus jeunes d’apprendre leur métier dans de bonnes conditions, de permettre aux plus âgés de pouvoir souffler en fin de carrière. Il s’agit enfin de reconnaître pleinement la difficulté du métier, (éduquer comme gouverner ou psychanalyser confronte à l’impossible nous disait Freud). Par conséquent , les enseignants doivent pouvoir bénéficier d’un corps d’inspection qui les accompagne réellement au cours de leur carrière. Ils sont aujourd’hui trop seuls, ou trop mal accompagnés. Une reforme pertinente de l’éducation nationale ne pourra pas faire l’économie d’une veritable réforme de son corps d’inspection. Enfin il s’agit de ne pas considérer que l’éducation nationale doit faire toute l’éducation et repenser de ce fait la place des parents dans l’école et le système éducatif.
Alors oui un programme d’éducation nationale et socialiste coûte cher et c’est bien un choix politique qui engage l’avenir de chacun et l’avenir du pays.
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