Consultation participative à VALLAURIS Comité DA Présence au sud 06
contribution presencesud Q7
Contribution collective
à partir du compte-rendu de la rencontre
Désirs d'Avenir
présence-au-sud entre mer et montagne
qui s'est tenue à Vallauris le 13 mai 2008
Question 7
Comment améliorer le projet européen
pour ne pas oublier
les intérêts des peuples et des pays ?
Préambule:
Où en est l'Europe, celle que nous percevons?
Dans l'Europe actuelle, il y a un fossé énorme entre les institutions et les populations.
Premier point.
Nous voyons que dans les Commissions,
ce sont des gens nommés, pas élus,
Le Président européen ne l'est pas non plus.
Leur représentativité peut être remise en cause .
Deuxième point. Ce qu'amène des politiciens "de carrière", "des technocrates"
par les décisions qu'ils prennent, peut se trouver à l'opposé de ce qu'attendent les populations,
"le peuple européen" dans son ensemble.
Ce qui conduit bien souvent au plan national à ce que des élus mal intentionnés , par des manoeuvres politiciennes, présentent l'Europe comme la responsable de leur malheur.
Le résultat final est qu'on en arrive de plus en plus à se détourner de l'Europe et de son projet.
Alors qu'au contraire, il faut se l'approprier, le construire.
C'est comme si l'on considérait que la participation à ce projet commun était inatteignable,
Où en est le débat sur l'Europe en France,
dans les différents pays?
Il faut interpeller à ce sujet, le créer.
Et pas seulement à partir d'une élite politique
qui apparaît à nos yeux très lointaine.
Réformer les institutions européennes?
Le récent Traité de Lisbonne a-t-il résolu ces questions?
Il faut absolument expliquer
par toute voie adéquate,
que l'Europe, ce ne sont pas que des impôts,
des directives néfastes ou mal comprises.
Il faut expliquer tout ce qui s'est fait en Europe,
de façon à ce que nous soyons convaincus
que l'Europe, cela peut être un bienfait.
Qu'en fonction des améliorations apportées,
nous pouvons progresser encore
afin de continuer à nous développer davantage,
dans un sens profitable à tous.
Que nous nous devons, que nous pouvons,
si nous nous en donnons la peine, aller plus loin.
*Partage du Pouvoir et du Savoir.
*Participation des Peuples au projet politique.
*Rappel des trois D: Démocratie, Dialogue Débat,
Ce qui n'a jamais été mis en place en France.
Ségolène Royal seule, a eu le projet de mettre en place la démarche participative.
A partir de ces constats, pouvons- nous
réfléchir à notre idée personnelle de l'Europe,
au projet, à la vision
que nous pouvons en avoir .
Que signifie "projet"?
C'est se projeter en avant.
Est-ce que les Peuples sont dans cette démarche?
Existe-t-il aujourd'hui un projet européen émanant juste des Peuples ?
Nous nous apercevons aujourd'hui,
que la seule approche économique ne suffit pas.
Revenons aux grands principes,
-ceux qui pourraient amener les Peuples à se sentir solidaires,
à se sentir partie prenante d'un projet qui les concernerait tous?
-un réel projet social par exemple,
dont tout un chacun parmi les populations pourrait se saisir.
Des échéances sont à venir:
Présidence française, élections européennes.
Installons le projet européen au centre des débats,
en vue de revenir aux fondamentaux, à savoir l'Europe des Peuples.
Des possibilités:
Faire entendre sa voix,
par quels moyens?
Nous voyons bien à propos de la lutte contre les OGM, que cela s'est passé au niveau des peuples européens et que cela continue.
Les Verts allemands les mieux organisés et la population allemande
plus sensible à la prise en compte de l'environnement
ont été des lanceurs d'alerte.
Les autres peuples à la suite
ont pris conscience du problème,
à ceci près que les lobbies
de l'industrie agro-alimentaire
semblent actuellement, dans le cadre européen prendre le pas sur ces mouvements,
puisque des directives ont été votées pour favoriser leur développement.
A ce sujet il faut noter que nous payons des amendes à cause de notre refus de vouloir les appliquer.Les manoeuvres de notre gouvernement -malgré le Grenelle de l'environnement et l'opposition de la majorité de la population en sont la conséquence.
Prétexte leur a été donné pour passer en force.
L'industrie agro-alimentaire avec Monsanto
peuvent à ce jour leur dire merci.
A partir de cet exemple, nous pouvons faire le constat suivant -particulièrement sérieux au point d'engager l'avenir de la planète,
que face à ces puissances financières de type international, seule une cohésion, une prise de conscience générale, une volonté forte de l'ensemble des peuples européens,
peuvent conduire à ce que leur voix soient écoutées et prises en compte.
En l'occurence, cette cohésion n'a pas eu suffisamment de poids ici, car pas assez forte et insuffisamment volontariste. Une lourde responsabilité face aux générations futures.
Conclusion: Sur les grandes questions majeures,
il faut absolument que se rencontrent l'ensemble des peuples.
Le partage des savoirs est un impératif.
Seul un peuple européen bien informé, partageant ses savoirs, s'organisant, sera à même de surmonter ces difficultés qui sont énormes
et lourdes de conséquence lorsque mal gérées.
Il faut absolument être en mesure de peser
sur les décisions et les choix qui nous concernent.
Il faut trouver les thèmes porteurs conduisant à une société solidaire.
L'existant:
Développer l'information
Peser pour que leurs applications
deviennent effectives
Systèmes éducatifs et associatifs,
volonté politique:
C'est par l'éducation des jeunes que le processus peut le mieux s'enclancher.
Pensons au projet Erasmus.
C'est au niveau du concret, dans les échanges
que nous parviendrons le mieux à donner matière,
à créer l'Europe que nous voulons.
Tout passe par l'éducation, et dans un rapport à des actions concrètes.
-Aussi à partir des associations de jumelage.
Des associations de ville à ville, de village à village, se sont développées partout.
On voit aussi des multijumelages.
Les actions se font à un niveau très concret, tel un échange de logements par exemple.
Ce qui conduit à se connaître à se découvrir.
Il faut vraiment continuer à les développer,
vraiment avoir la volonté d'y adhérer, les faire connaître, établir des réseaux.
Cela peut aboutir, à partir de ces échanges, à se poser des questions:
Pourquoi n'avons-nous pas la même histoire enseignée dans toutes les écoles d' Europe.
Pourquoi n'apprenons-nous pas la même chose?
Des historiens de différent pays se sont penchés sur cette question.
Cela a donné un livre d'histoire à distribuer dans toutes les écoles:
"Le livre d'histoire de l'Europe"
C'est de cette façon que nos réussirons à la base, à faire évoluer les mentalités.
Par nous-même nous pèserons sur les décisions, en connaissance de cause.
Ce seront nos jeunes, au travers d'une vision différente,
à partir des prises de conscience que ces actions auront éveillé en eux, qui le feront.
Nous devons continuer, le développer davantage maintenant.
C'est à faire également à partir des prises de conscience développées,
dans les instances politique, dans les partis, dans le monde associatif.
En effet, en faisant un état de la situation actuelle,
nous nous apercevons que peu d'élus s'y intéressent vraiment et que dans le cadre associatif, peu de monde bénéficie des dispositifs déjà mis en place.
Pour développer le projet Léonardo, par exemple,
projet concernant les établissements d'Enseignement, les procédures sont lourdes. Les tracasseries administratives sont multiples.
Exigeons que ces projets aboutissent, en en facilitant les démarches.
Il n'y a effectivement pas de volonté politique:
"Je me suis beaucoup intéressée à ces projets. J'ai été moi-même partie prenante.
J'ai dû abandonner par manque de moyens et du fait que j'étais peu suivie par le Département", nous dit une enseignante.
La solution pour développer des actions, les faire connaître ne serait-elle pas de développer au niveau de chaque municipalité,
une Maison de l'Europe.
Ce serait un lieu, où pourraient s'instaurer des rencontres avec des gens venus d'ailleurs, un point de rencontre naturel.
Par du visuel, du concret, nous devons habituer, faire rentrer dans les moeurs, rendre concret l'existence même de l'Europe.
Des institutions existantes.
Exemples:
Banques
Vu les difficultés grandissantes des populations,
le développement du micro-crédit ne serait-il pas une bonne chose?
La Banque indienne le fait.
Dans nos pays d' Europe, cela n'aiderait-il pas au développement?
C 'est ce que Ségolène a mis en place dans Le Poitou-Charente, -et avec des résultat
Quel est le rôle de la Banque Centrale Européenne à ce sujet?
Son mandat à l'heure actuelle est de gérer l'inflation. de soutenir des projets locaux.
Tout est-il mis en oeuvre pour en assurer aux populations un droit de regard?
Cela est-il prévu dans le traité de Lisbonne?
Syndicats
Ce qui se fait en Europe, des exemples:
En France les syndicats sont faibles ,
avec une chute régulière concernant le nombre d'adhérents. Seule incitation pour adhérer; un avantage fiscal.
En Belgique, se syndiquer est obligatoire, dans la mesure où les retombées positives des négociations profitent à tous.
Dans un autre pays du Nord,
seuls les syndiqués bénéficient du résultat des négociations, méthode radicale mais qui incite fortement à se syndiquer et à savoir pourquoi.
(Peut-être "l'ordre juste" de Ségolène Royal)
L'Intersyndicale européenne, la Charte des Droits fondamentaux, tout cela existe.
Mais il y a carence au niveau de l'information.
Il faut le faire savoir, y adhérer en connaissance de cause.
Les syndicats récemment, se sont réunis en Slovénie.
Cela aussi est une avancée importante dans la construction européenne, dans l'harmonisation des pratiques.
Pourquoi, sur le plan politique, concernant diverses approches, la fiscalité par exemple, ne pas reprendre, cette idée d'harmonisation européenne à partir de ce qui réussit le mieux dans les différents pays?
Il faut aussi des partenariats divers .
Calquée sur la Maison de l'Europe,
à l'échelon municipal,
pouvons-nous proposer:
La Maison du Peuple de l'Europe
à l'échelon européen.
Maison où des actions relevant de groupes de pression populaires, façon Démocratie participative, pourraient émerger, se faire connaître auprès des instances européennes considérées, afin de peser sur les décisions
comme étant la volonté des Peuples, en une démocratie au premier degré.
Ceci pour faire face à la prépondérance des lobbies de tous ordres, financiers en particulier.
Le but en serait de faire remonter ce qui se passe au plus près des populations, des décisions qui ne correspondent pas aux attentes, aux propositions concrètes visant à améliorer les choses.
par presencesud publié dans : contributions presencesud
ajouter un commentaire recommander
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires