Changer l'Afrique !
L'Afrique connait de nombreux problèmes. C'est donc d'Afrique dont je parlerai dans cet article. L'exploitation dont elle est victime depuis la décolonisation ne fait que s'amplifier. Aux vautours européens et américains viennent maintenant s'ajouter les vautours chinois. Tous se partagent cette riche carcasse qu'est l'Afrique de la décolonisation. Tous soutiennent des pouvoirs archaïques, corrompus profondément. Des pouvoirs dictatoriaux, acceptant de verser le sang de leurs peuples contre les pots-de-vin occidentaux.
En effet, toujours on s'insurge contre ces chefs d'Etat sans pitié qui garde l'argent "devant aider leur population". Néanmoins, en sous-main, nos Etats maintiennent ces tyrans au pouvoir. La première chose, à faire de toute urgence, serait de cesser de les appuyer. Quand bien même une démocratie surgirait en Afrique, avec par exemple l'arrivée au pouvoir de Thomas Sankara, les puissances occidentales s'empressent de la détruire, conscients du danger qu'elle représente pour leur commerce. La dimension de l'exploitation de l'Afrique dépasse largement celle du commerce triangulaire. Après, au XVIIIème s., avoir traité les Africains en esclaves, nous les asservissons sur leur propre territoire. La France doit s'opposer à ce type de politique. Lorsque le PS reprendra le pouvoir, il devra soutenir les partis de gauche africains. Comme il aurait dû, en 1973, prendre position haut et fort pour Salvador Allende. En Afrique, le premier problème est politique. C'est donc celui-ci qui doit être réglé en priorité.
Par la suite, si les Etats africains se démocratisent, s'ensuivra une vague de nationalisations des ressources dont l'Occident profite allègrement depuis tant d'années. Cela règlera partiellement les problèmes africains. Néanmoins, toujours nous devrons leur apporter le soutien dont ils ont besoin. Les prix des ressources pourraient être fixés en partenariat avec les Africains, ce qui empêcherait les Occidentaux de détruire ce grand continent. D'affamer ces millions d'Hommes, qui n'ont rien fait pour subir de telles atrocités, qui n'ont jamais voté leur mort ! Nous la votons pour eux. Nous proclamons joyeusement la famine en élisant des gouvernements conservateurs si cruels ! Le changement de l"Afrique passe par le changement en Europe et aux Etats-Unis.
Néanmoins, il est très difficile de proclamer ce changement. Notre rôle est donc d'apporter tous les éléments qui pourront favoriser le changement. Et l'élément capital, ce sont des gouvernements socialistes qui n'ont nulle peur de l'être !
Le PS, ne devant plus se cacher derrière "une politique étrangère du réel", doit assumer ses idées de justice dans le monde. Il doit les propager, il doit aider à leur développement, et, surtout, il doit créer les conditions d'un socialisme mondial adapté au XXIème siècle. Un parti de richesses intellectuelles, un parti d'idéaux forts, un parti Humain, un parti de l'Homme !
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changer nos relations avec l'Afrique
Clo Martinez Villet
Ce titre « changer l’Afrique » m’a tout d’abord fait bondir…je me suis dit « encore ce paternalisme, qui gangrène nos relations avec l’Afrique.. » ;mais en lisant l’article, j’ai cru comprendre qu’il s’agit en fait de « changer nos relations avec l’Afrique » … et là, ça me va !
Dans l’article N° 19 de la nouvelle Déclaration de Principes de notre Parti , je lis :
« Le Ps est un parti internationaliste. Il combat toutes les oppressions [….]. Il agit pour le développement des pays du Sud. [….]Il milite pour un ordre juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. »
Changer l’Afrique, c’est sans doute avant tout donner aux peuples asservis la possibilité de s’affranchir du joug qui maintient la plupart d’entre eux , têtes baissées, dos courbés, affamés, dans la plus grande ignorance.
Il est de notre devoir de socialistes, de gens de gauche, d’aider la jeunesse Africaine à accéder aux savoirs, à la culture , le droit de connaître, de comprendre, de dire .
Donner à chacun , comme il est écrit également dans notre Déclaration de Principes (art 2 ) , ses « chances de construire sa vie, et réduire les écarts de conditions »
Autrement dit, donner à l’Afrique les moyens de changer, et de s’assumer. Les moyens de se changer toute seule : grâce à sa jeunesse .
Vivant sur le continent africain, je pourrais donner de nombreux exemples de jeunes dont les capacités intellectuelles, la soif d’apprendre, l’envie de réussir ne font aucun doute.
Des jeunes qui ont très tôt une idée de ce que pourrait être leur pays, leur continent, si seulement ils pouvaient… si seulement ils avaient les moyens…
Mais ils se heurtent à l’impossibilité d’avancer : l’argent… il faut de l’argent pour mener sa vie… sans argent, pas d’espoir !
La première étape est bien sûr de les aider à venir étudier en Europe. Cela se fait ( un peu) , mais pas assez.. Pourquoi leur faire barrage ? Ne sommes-nous pas fiers de notre culture ? Ne sommes-nous pas fiers que le monde nous envie notre langue, nos savoirs ? De quoi avons-nous peur ?
Alors ouvrons nos universités à ces jeunes motivés : ils viendront encore enrichir nos diversités. ( … ça me plaît, à moi, quand Ségolène Royal dit « les jeunes ne sont pas un problème, ils sont notre richesse. » )…
Offrons leur les moyens de satisfaire leurs légitimes ambitions dans de bonnes conditions.
Puis ensuite, aidons –les à retourner dans leur pays pour re- transmettre non seulement les savoirs acquis et les compétences acquises, mais aussi diffuser notre langue, notre culture. Ils deviendront les acteurs du développement de leur continent.
Des écoles , des universités de qualité : voilà ce qui manque , entre autre , à L’Afrique pour garder ses enfants et réaliser son destin.
Car qu’on se le dise, l’exil n’est jamais chose facile, ce n’est pas par plaisir que l’on quitte sa terre natale, sa famille…Cessons de soutenir les gouvernements corrompus qui fleurissent partout sur le continent : Ils font fuir une jeunesse désespérée,prête à mourir dans les soutes des avions ou sur des embarcations de fortune… prête à l’exil.
Parlons de co- développement… Proposons de nouvelles relations de « donnant - donnant » à l’Afrique et n’oublions pas non plus le « gagnant-gagnant », ça va ensemble !