capitalisme tempéré, socialement utile

bonjour,

au dicton "travailler plus pour gagner plus" j'opposerais le concept, au moins aussi adoré par notre cher président, de "méritologie".

nos libéraux, libérateurs de productivité, celle qui les sert particulièrement, savent parfaitement ce qu'ils font : comment ne pas constater que la partie de nos chefs d'entreprise peu interessés par l'interet général nous paient le moins possible ?
et qu'ils obligent le reste des investisseurs à se montrer tout aussi méprisant par le truchement de la concurrence des salaires...

j'ai travaillé à l'usine, sur des chantiers, dans la restauration, la grande distribution, etc, en tant qu'employé ou cadre, et il m'est facile, comme pour beaucoup de mes compatriotes de faire la constatation suivante : meme les détenteurs de capitaux qui voudraient s'inscrire dans un état d'esprit solidaire, succombent à la necessité de nous payer au rabais pour survivre à la jungle libéraliste.
c'est une véritable lutte pour obtenir une légère augmentation pour soi et son équipe alors meme que dans le meme temps, on reconnait la valeur de notre efficacité professionnelle, celle des concernés.

qu'est que cela signifie ?

quand les gens n'ont pas d'argent à dépenser, ils ne peuvent pas le dépenser, ni en investissement, ni en consommation courante, voilà l'axiome grotesque que cherchent desespéremment à masquer ceux qui préfèrent déshonorer notre labeur, notre engagement social.

alors qu'il est prouvé dans le domaine de la psychologie sociale que la reconnaissance est le principal moteur de la productivité (cours de psychologie 1ère année, editions dunod) il semble que nos entrepreneurs préfèrent nous décourager.

sarkozy veut nous faire croire qu'il peut augmenter notre pouvoir d'achat, mais comment cela serait- il possible alors qu'il délie dans le meme temps, la volonté de l'établishment élitiste ?
celui qui, dans sa vanité, grandit sur l'aliénation et l'avilissement du reste des gens.
sérieusement, est ce "communiste", d'empecher nos asociaux chroniques d'augmenter les loyers par ci, de baisser les salaires par là ??

enfin, je pense qu'il n'y a pas vraiment d'opposition entre le capitalisme social et le libéral puisqu'en l'occurence, l'un se préoccupe de la vie en société et l'autre pas... : ce n'est pas un fossé, c'est une abime.

mes propositions pragmatiques :

- établir des grilles de salaires en fonction de l'ancienneté et de l'investissement des gens dans leur profession (on m'a dit que cela existe déja et pourtant, j ai rencontré un préparateur de commande consciencieux qui avait eu 40 euros d'augmentation pour plus de vingt ans d'ancienneté, des dizaines d'étudiants qui vendaient des hamburgers le dimanche au soir pour le smic et plusieurs malheureux qui déchargaient trois semies de barbecues par jour (de 20 a 40 kg le carton) pour le meme tarif humiliant.

- travailler avec nos philosophes, l'enseignement du "respect mutuel" aux jeunes.
Quel rapport au capitalisme ?
quand la compétition est flouée, parce que les pédants se tiennent la main, peut- on dire que la croissance d'une société est optimisée ?
faire des études aujourd'hui coute très cher, (il y a dix ans, je payais 350 euros pour un logement étudiant de 15 m2 à lyon 3eme) malgré les bourses, et il faut de plus en plus etre bien né pour accéder aux métiers qui correspondent à nos qualités de personnalité, à notre volonté de servir la société dans un domaine qui nous sied.
depuis quand la qualité de l'héritage vénal est - il une garantie de performance individuelle ou sociale ?

- abolir la "bourse" qui joue avec nos salaires comme d'autres emploient le leur au casino (sauf qu'ici, c'est avec notre sueur, notre propre vie qu'ils s'amusent, les spéculateurs, les golden- boys endimanchés)

- abolir l'héritage famillial : l'humain appartient à l'humanité, tous les enfants y comprit donc.
il faut que les parents qui croient que les enfants sont leur "propriété" accèdent à l'idée que seul chacun s'appartient.

merci.

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