53 En finir avec une croissance aujourd'hui destructrice

Je ne peux que renchérir sur le remarquable texte de JMCOUR.

Je me contenterai donc d'insister sur quelques points: certes l’énorme amélioration du bien-être des humains dans tous les domaines depuis deux cents ans a été rendue possible par la croissance économique, ainsi que par l’éducation, la consommation, l’innovation et le pouvoir politique qu’elle a permis…Mais aujourd'hui encore, tandis que la réduction des émissions de gaz à effets de serre devient vitale pour la planète et pour ses habitants, pourquoi les gouvernements continuent-ils à insister sur de prétendues nécessités de croissance économique. Pour qui? Pour combien?
Si la consommation d’énergie s’accroît moins vite à mesure qu’une économie arrive à maturité, aucun pays n’a encore réussi à la réduire tout en augmentant son PIB ( Au Royaume-Uni, les émissions de dioxyde de carbone sont plus élevées qu’en 1997, en raison notamment des 15 ans de croissance consécutifs qui ont précédé).

Le cœur du problème serait-il que, jusqu'ici, et encore aujourd'hui, les gouvernements recherchent croissance parce qu’elle les dispense de s’attaquer aux inégalités: “la croissance est un substitut à l’égalité des revenus. Tant qu’il y a de la croissance, il y a de l’espoir, et cela rend tolérables les grands écarts de revenus.”Henry Wallich. .!!!

D'autre part, le discours politique, à l'échelle mondiale, est trop souvent monopolisé par des gens pour qui l’accumulation d’argent est la principale finalité…. Les populations tardent encore un peu à se faire entendre…
Faut il en arriver à souhaiter une bonne récession pour que les populations, en masse, s'élèvent vigoureusement contre ces inégalités ?
Faut-il souhaiter, très vite, une récession qui serait le seul espoir de gagner du temps afin d’empêcher le changement climatique de devenir incontrôlable: celui-ci ne provoque pas seulement un déclin du bien-être, il le fait disparaître et menace la vie de centaines de millions de personnes.
Aujourd'hui nous avons dépassé un seuil: la destruction est devenue le fruit de la croissance économique.
Pour les gouvernements du monde riche, la politique raisonnable serait de maintenir des taux de croissance aussi proches de zéro que possible.

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développement durable

Je reviens sur la notion de développement durable évoquée dans notre déclaration de principes.
C’est plutôt ailleurs que dans le développement durable qu’il faut chercher notre avenir. En effet, nous sommes entrés dans une période de crise durable.
Cette crise durable se décline en deux principaux symptômes.
Le premier en est la crise écologique planétaire, illustrée par le modifications du climat (augmentation de la fréquences des catastrophes naturelles : ouragans, raz-de-marée) et la dégradation liées directement à l’influence néfaste humaine (pollutions diverses) ainsi que par la diminution de la biodiversité.
Le second en est la raréfaction des richesses naturelles et notamment de la ressource pétrolière, qui vont ébranler l'économie mondiale.
Cette crise durable est imputable à un système politico-économique qui a pour seul but l’accroissement des privilèges de l'aristocratie qui le dirige.
Les remèdes à cette crise ne peuvent qu’être à la fois d’ordre social et écologique. Le projet socialiste doit déterminer nos orientations pour inverser les causes de cette crise durable et surtout pour faire, qu’en attendant, ce ne soient pas les pauvres qui en payent la facture.
abaxyz

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